Par OULHASSI Mohamed
La Cour constitutionnelle en Algérie a validé trois candidatures pour l’élection présidentielle anticipée du 7 septembre, dont celle du président sortant Abdelmadjid Tebboune, qui part largement favori.
Ceci dit, La campagne électorale pour la présidentielle anticipée du 7 septembre a démarré, comme on la signalé, le 15 août dernier. Trois postulants ont finalement été retenus sur seize prétendants : Youcef Aouchiche, candidat du Front des forces socialistes (FFS). Abdelaali Hassani Cherif, candidat du Mouvement de la société pour la paix (MSP) et, enfin, Abdelmadjid Tebboune, le président sortant en tant que candidat indépendant.
L’annonce, fin juillet, de ces candidatures a été suivie par une déclaration originale. La justice a dévoilé que « 77 suspects ,ont été présentés à la justice et qu’une information judiciaire a été ouverte à leur encontre ». Raison ? «Attribution d’un excessif privilège, trafic d’influence, offre ou promesse de dons en numéraire en vue d’obtenir ou de tenter d’obtenir des voix d’électeurs, abus de fonction, obtention de dons en numéraire ou de promesses de voix électorales et escroquerie ».
En Algérie, l’Autorité électorale a annoncé jeudi avoir accepté seulement trois candidatures sur seize pour l’élection présidentielle anticipée du 7 septembre, dont celle du président sortant Abdelmadjid Tebboune qui a le plus de chance de l’emporter et qui part favori. Le président Tebboune, 78 ans, avait annoncé le 11 juillet vouloir briguer un deuxième mandat. Il est pour cela appuyé par quatre formations politiques dont le FLN et le parti islamiste al Bina d’Abdelkader Bengrina.
Pour les deux autres dossiers retenus, il s’agit d’Abdelali Hassani, président du principal parti islamiste, le Mouvement de la société pour la paix (MSP), et de Youssef Aouchiche, chef depuis 2020 du Front des forces socialistes (FFS). Abdelali Hassani est un ingénieur des travaux publics de 57 ans. Il préside le principal parti islamiste, MSP. Le troisième candidat, Youssef Aouchiche, est un ancien journaliste et député de 41 ans qui dirige, depuis 2020, le Front des forces socialistes (FFS), un parti de l’opposition historique ancré en Kabylie. Le FFS a mis fin à un boycott des élections présidentielles qui a duré 25 ans.
Cette confirmation de trois candidatures, définitivement retenues pour la présidentielle en Algérie, n’est pas une surprise : les prétendants devaient présenter au moins 600 signatures d’élus de différentes assemblées répartis dans 29 préfectures, ou au minimum 50 000 signatures d’électeurs inscrits avec au moins 1 200 signatures par préfecture.
Nous avons précédemment signalé que nos candidats à l’élection présidentielle sont tous intéressés par les aspects sociaux. Ceci ressort du fait que les points les plus abordés sont le soutien du pouvoir d’achat et la lutte contre l’inflation et contre le chômage qui sont, ainsi, les thèmes dominants des discours des trois candidats à l’élection présidentielle.
Monsieur Abdelmadjid Tebboune qui se présente pour un second mandat, promet de prendre de nouvelles mesures sociales : « Je vais continuer la politique d’augmentation des salaires pour atteindre les 100 % d’ici 2027, si j’arrive à avoir votre confiance. Il en est de même pour les pensions de retraite. Je vais réviser tout ce qui est en faveur du citoyen pour consolider le pouvoir d’achat. Et, évidemment, je continue à lutter contre l’inflation. Aujourd’hui, l’inflation a baissé pour passer de 11 à 6 % ».
Youcef Aouchiche, candidat du Front des forces socialistes (FFS) propose de revaloriser le salaire minimum garanti : « Comme première mesure, je m’engage à augmenter le salaire national minimum garanti à 40 000 dinars. Et, je m’engage également, dans le cadre du renforcement de la protection sociale, à créer un revenu minimum universel de 20 000 dinars pour toutes les catégories sociales. »
Le candidat islamiste Abdelaali Chérif Hassani, du Mouvement de la société pour la paix (MSP) propose de faire de l’Algérie un pays émergent : « Un pays qui met fin aux fléaux sociaux, qui empêche ses jeunes d’émigrer clandestinement, qui lutte contre l’évasion scolaire, qui prend en charge ses étudiants et qui travaille pour que ses cadres ne fuient pas vers l’étranger. »
La campagne électorale pour la présidentielle se poursuit jusqu’au 3 septembre 2024.

