De la conversation au dialogue

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Par Achour OUFELLA

Comment s’affranchir des notifications et des appels sur nos Smartphones ? Qu’il s’agisse de marquer une déconnexion automnale, de reconsidérer nos rapports aux écrans ou de mettre à distance le tumulte du monde numérique, pour renouer avec les joies que procurent le silence, la nature, la littérature… et surtout, la conversation.
La conversation, serait-elle aujourd’hui, passée de mode ? Ou n’est-elle plus à l’air du temps ? On n’en est pas convaincu. Car, dans notre pays, nous avons cette capacité de l’engouement pour les événements qui font renaître l’esprit de communion, de ferveur et d’unité. On rappelle à cet effet, le caractère exceptionnel de ce qu’il nous a été donné à voir et à vivre pendant le déroulement des Jeux Olympiques. Celui de la parenthèse inattendue, marquée par le slogan “tous derrière nos athlètes“, en écho aux médisances, dont nos représentants potentiels ont été injustement la cible.
Les conversations abondent également, dans divers autres domaines (politico-économiques, sociaux, sociétaux, esthétiques, nationaux ou internationaux) alimentées de réflexions et d’idées. Assez pour révéler l’intérêt grandissant de nos jeunes contemporains à ce loisir. Notamment dans la recherche de l’esprit comme de l’échange intellectuel, qui laissent place à la camaraderie et autorisent l’opinion contraire.
Nous manœuvrons habilement l’art de la conversation et pilotons de brillantes démonstrations, mais ni l’un ni l’autre ne sont des dialogues. Construire un dialogue, c’est éluder la perte temps dans des débats tous azimut pour se poser les bonnes questions. Le dialogue ne constitue pas à lui seul la solution, mais bien une condition préalable à l’émergence des solutions.
En Algérie, dans l’actuel contexte du renouveau, la ré-industrialisation [secteur minier, métallurgique, montage automobile/matériel agricole, énergies propres] et la relance de l’agriculture à grande échelle dans les régions du sud [cultures à grande échelle des céréales et des graines oléagineuses, élevage de bovins], sont deux axes consensuels qui s’inscrivent dans une dynamique de long terme. L’impulsion de ces méga projets a nécessité l’engagement d’authentiques dialogues à tous les niveaux. Résultat : les tractations, les consultations menées au sommet, ont permis de voir grand.
A coup sûr, il y aura toujours matière à réflexion. Puisque discuter, dialoguer, c’est nous réconcilier avec nos responsabilités collectives, sociales, environnementales et humaines pour asseoir nos choix, développer nos modes de vie et relever les défis de notre siècle.

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