Par OULHASSI Mohamed
La cour d’appel d’Aix-en-Provence rendra sa décision le 9 octobre prochain. Une figure centrale de l’ancien régime ainsi que l’Algérie sont dans l’attente du verdict. Va-t-il, enfin, purger ses peines et répondre de ses actes ?
Résidant en France depuis octobre 2023, Bouchouareb y demeure sous contrôle judiciaire. En réalité il ne peut pas être dépaysé, la France n’est-elle pas le pays qu’il a aimé et défendu lui-même- même s’il est relativement jeune par rapport a son âge mais reste quand même impliqué du fait de sa famille qui collabora avec le colonisateur durant la guerre de libération.
L’ex ministre de l’Industrie et des Mines qui est en fuite, supplie la France de rejeter son extradition vers l’Algérie. Sa condamnation touche aussi bien la corruption, le favoritisme les détournements de fonds ainsi que les vols. Aujourd’hui, le sieur Bouchouareb est à plat ventre devant la France qu’il a servi lui et ses proches pendant que les algériens sont massacrés, brulés vifs, anéantis…
Il interpelle cette France de se rappeler de lui et de toute sa famille qu’il a loyalement servi de ne pas l’extrader vers l’Algérie !
La France demande des clarifications quant à l’application de la peine de mort. Elle semble exigée comme conditions la non, application de la peine de mort Le ministre de l’industrie sous l’ère Bouteflika a été condamné lourdement. En fuite à l’étranger, la justice l’a condamnée par défaut à 100 ans de prison, réparti sur plusieurs affaires. Rappelons qu’entre 2014 et 2017, Abdeslam Bouchouareb a occupé le poste de ministre de l’Industrie et des Mines.
C’est, donc, suite aux manifestations du Hirak et au départ de Bouteflika, que les enquêtes anticorruptions ont ciblé plusieurs figures politiques, dont Bouchouareb.
Comme on l’a remarqué auparavant, les condamnations de Bouchouareb ont trait à la corruption, le favoritisme ainsi que le détournement de fonds publics Toutes ces charges se sont vues émettre huit demandes d’extradition par la justice algérienne.
Comme il est prévu dans des cas similaires, la défense française représentée par l’avocat de Bouchouareb, Me Benjamin Bohbot, va tabler sur l’idée de « poursuites politiques » dans le cadre d’une « purge de l’ère Bouteflika ». C’est le seul point qui va certainement être exploitée par la défense, ce qui semble très faible étant donné que la justice algérienne n’a pas été entrainée dans des voies sans limites mais s’est astreinte à punir l’inculpé sur ce qui lui est reproché, à savoir le détournement, le vol… Donc ; pas de politisation du procès ou condamnation de l’ère Bouteflika.
Le ministre qui s’est également réfugié au Liban va, certainement, payer de son infidélité au pays et qu’il sera un exemple vivant pour sa double trahison du pays : sa fourberie dans sa responsabilité de ministre et sa traitrise des chouhada de la révolution.
Dans l’espoir d’une extradition de Bouchouareb le 09 Octobre 2024 par la cour d’appel d’Aix-en-Provence, l’Algérie attend fermement le « retour des plus gros poissons tel que CHAKIB KHALIL »

