Par OULHASSI Mohamed
Dans un précédent article paru sur le point d’Algérie, nous avons abordé un sujet important inhérent à l’autosuffisance alimentaire en Algérie
Dans notre analyse on a noté que l’Algérie de pays importateurs de céréales est sur le point de devenir un pays qui s’auto-suffit dans un domaine ou rare sont les producteurs dans le monde à pouvoir réaliser cette performance. Les prévisions en ce qui concerne l’autosuffisance en blé ont révélé l’année 2025. Cet exploit n’est pas sans rendre envieux beaucoup de monde, en tête le Maroc et les pays qui nous vendaient à coups de milliards leurs productions. La réduction de la dépendance alimentaire de l’Algérie vis-à-vis de l’étranger est bien réelle d’où la projection que notre pays est en passe de devenir dans un proche avenir un exportateur de céréales.
Des projets à ce titre sont grandioses. La télévision marocaine est allée jusqu’à déclarer que les images exhibées par l’Algérie ne sont pas réelles Malheureusement pour ces derniers les pouvoirs publics ont bien annoncé que l’autosuffisance en ce qui concerne le blé est pour l’année 2025.
Dans une de ses interventions, le Président Teboune a déclaré « nous avons réalisé des avancées significatives dans la production agricole, notamment dans les cultures stratégiques, grâce à une carte agricole élaborée selon des critères scientifiques et à des partenariats internationaux solides » Le plan du Président quant à l’autosuffisance alimentaire s’étale selon les objectifs fixés comme suit : blé dur d’ici fin 2025, orge et maïs en 2026.
Remarquons, également, que les annonces du Président ne sont pas approximatives mais se basent sur des chiffres et des statistiques précis et réels ce qui, implicitement, démontre que l’état algérien compte sur la réalité des faits et s’éloigne des chiffres approximatifs qui ont guidé les prises de décision sous l’ère de Bouteflika..
Ainsi a-t-on vu dans l’article antérieur que l’Algérie est sur la voie de réaliser ce que d’aucuns dans le monde n’a pu présager. Le marché de l’agriculture en Algérie est morcelé par type de culture. Ainsi trouve-t-on les cultures vivrières/céréales et les fruits et légumes). Le procès-verbal comprend l’analyse de la production, l’analyse de la consommation, l’analyse des exportations ; l’analyse des importations et l’analyse des tendances des prix pour le marché.
La taille du marché de l’agriculture en Algérie est estimée à 4,86 milliards USD en 2024 et devrait atteindre 6,09 milliards USD dici 2029, avec un TCAC (Taux de croissance annuel composé) de 4,65 % au cours de la période de prévision (2024-2029
Quelques données sur l’agriculture algérienne : source : Wikipédia)
L’Algérie est actuellement le plus grand pays d’Afrique et du monde arabe, avec une superficie totale de 2,38 millions de kilomètres carrés. L’Algérie est riche en ressources naturelles mais reste encore largement inexplorée. Malgré cela, la stratégie globale de l’Algérie consiste à réduire sa dépendance aux importations. Le secteur agricole algérien a enregistré une croissance régulière, malgré de nombreux hauts et bas. L’Algérie est techniquement capable de produire 30 millions de tonnes de céréales par an et d’en exporter 21 millions de tonnes vers les pays voisins.
En 2021, le ministère de l’Agriculture a annoncé son intention d’étendre la superficie cultivée en blé de l’Algérie à 3,5 millions d’hectares, alors que 1,8 million d’hectares de terres agricoles étaient cultivés en blé. En outre, les superficies utilisées pour l’orge et les olives étaient respectivement de 978 mille et 439 mille hectares la même année. Des superficies plus petites étaient consacrées à d’autres principales productions agricoles du pays, telles que le blé, l’orge, les pommes de terre, l’avoine, les dattes et le raisin. Les palmiers couvrent 72 000 hectares.
Le pays produit également de l’huile d’olive et du tabac. Les femmes représentent environ 24,5 pour cent de la population agricole. Environ 70 pour cent des exploitations agricoles du pays sont de petite taille, allant de 0,1 à près de 10 hectares. Le gouvernement algérien poursuit le développement et la modernisation de lagriculture comme moyen de diversifier l’économie et d’attirer les investissements étrangers et nationaux. Les politiques et programmes gouvernementaux visant à accroître la production nationale, la privatisation du secteur semencier et les investissements dans les infrastructures agricoles sont les principaux moteurs du marché.
L’évolution vers une agriculture à grande échelle et un partenariat gagnant-gagnant avec des investisseurs étrangers chevronnés comme les Pays-Bas devraient également contribuer à atteindre ces objectifs et potentiellement accroître la quantité d’exportations de biens produits localement à grande échelle, d’autant plus que l’Algérie est un pays important. membre de la Zone de libre-échange continentale africaine et peut donc être décrit comme une porte d’entrée efficace pour vendre des biens et des produits sur ce formidable marché intégré de 1,2 milliard d’habitants.
L’Algérie compte différents organismes publics et non publics qui mènent des recherches dans le domaine de l’agriculture qui contribuent à la croissance du pays. L’Algérie compte différentes associations d’agriculteurs qui contribuent beaucoup à l’agriculture du pays. Le ministère algérien de l’Agriculture mise beaucoup sur le développement du secteur céréalier. La modernisation du système d’irrigation atténuera le stress hydrique. L’objectif est d’augmenter les rendements entre 50 et 60 quintaux/hectare.
La part la plus importante dans la performance de l’économie a conduit le gouvernement à considérer le secteur agricole comme un secteur prioritaire. Le gouvernement déploie d’énormes efforts pour attirer les investissements étrangers et nationaux afin de réduire la dépendance du pays aux importations. Dans le cadre de ses efforts visant à stimuler le secteur agricole, le gouvernement offre des incitations fiscales, notamment des concessions agricoles, et des locations gratuites à long terme de terres agricoles aux investisseurs étrangers et à leurs homologues locaux. La culture de la pomme de terre utilise des semences locales qui couvrent 80 % de la demande intérieure. La stratégie vise à réduire l’importation de certaines variétés de semences, à réguler le marché, à approvisionner les unités de transformation en pommes de terre et à promouvoir les exportations.

