JOURNEE NATIONALE DU CHAHID
Souvenirs d’un fils de Chahid
Par Himour Abdelaziz, professeur des Universités
Officiellement depuis 1992 en Algérie, on fête la « Journée nationale du Chahid » de la guerre de libération nationale, le 18 février , en référence au 18 février 1947, date officielle de création de l’Organisation Spéciale «OS», qui a été le prélude à la lutte armée ; le 18 février est aussi la date à laquelle, en 1957, la « question algérienne » a été présentée devant l’Assemblée générale des Nations Unies
Le 19 Mars 1962 est la fête de la victoire de la révolution algérienne contre le colonisateur français. En ce beau jour qui nous rappelle l’indépendance de notre chère patrie, une pensée de respect et de recueillement pour les chouhada et victimes du colonialisme s’impose à moi ; en particulier, mes sentiments intimes vont à mon père que je n’ai pas connu, et dont le sacrifice suprême m’a permis, à moi, et à tous les algériens et algériennes de vivre dignement.
Je me mémorise avec fierté et émotion des récits de luttes, d’engagements et de bravoure qui m’ont été racontés par ma grand-mère, qu’Allah ait son âme; une expression marquante trotte toujours dans ma tête, à l’occasion de chaque date historique. Après le débarquement des renforts de l’OTAN, les conditions de survie sont devenues très rudes, pénibles et très dangereuses.
Ma mère a essayé, en l’occurrence, de persuader mon père de se retirer de la lutte armée- Le jihad. Sa réponse était sans équivoque : « si moi, je me retire et l’autre se retire, la révolution mourra inéluctablement, alors je préfère rester et mourir et que la révolution vivra ». Ainsi, il a gagné la chahada par son engagement, et la révolution a survécu.
Le dévouement, le sacrifice suprême pour la patrie sont, à mon avis, au même titre que la foi, on l’a ou on ne l’a pas. Gloire à nos chouhada. Fidélité à leurs principes.

