BOUCHEGOUF-GUELMA-DJEBBAR TAYEB, de domaine agricole, il se transforma en une concentration d’habitations.

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Par OULHASSI Mohamed
Beaucoup de localités de la région dont on veut parler ont vécu de désillusions. Bouchegouf, , ex Duvivier, fut parmi ces places qui connurent ces désillusions. En effet que resta-t-il des espoirs des populations qui ont toujours cru à un avenir meilleur. Jusqu’à ce jour, l’espoir est resté un vain mot.
En dehors de quelques réalisations, rien n’a été concrétisé. Le lieudit DJEBBAR TAYEB en fut parmi ces endroits. A l’origine, DJEBBAR TAYEB fut un domaine agricole qui en fait, a pris l’appellation de la ferme agricole. De ferme réputée pour ses produits maraichers et fruitiers, elle se transforma rapidement au niveau de l’ex siége en une concentration d’habitations de gens n’ayant connu depuis toujours que les mansardes paysannes de ce qu’on appelait autrefois les khammès. Les habitants, alors, se suffisaient de très peu. Humbles, ils l’étaient tous. De père en fils, durant des générations, ils serviront les différents propriétaires Leurs conditions ne s’amélioreront jamais. Le seul changement qu’ils connurent fut la transformation des gourbis en baraques et en maisons en durs.
Ainsi constituèrent-ils le réservoir naturel dans lequel de tout temps, les gérants des fermes puisèrent la main d’œuvre à bas prix dont ils ont besoin. La philosophie productiviste à large connotation sociale n’en fit pas plus jusqu’au début des années quatre-vingt, le gite dans son esprit primaire est majoritaire gourbis et baraques dans les recoins les plus reculés constituent la seule demeure. C’est la dislocation du domaine avec la nouvelle organisation qui donna libre court à la manifestation du désir qui occupait les cœurs.
C’est avec frénésie que tous, l’un incitant l’autre, se lancèrent dans la construction. L’achat du terrain, le permis de construire et toute autre procédure liée à l’acte de construire furent de second plan. D’ailleurs l’auraient ils souhaité que leurs démarches furent arrêtées face à une administration elle-même impuissante devant l’absence de textes régissant la question des Indus occupants ou constructions illicites ?
Ainsi naquit-il un village doublement illégitime ? Il reste, cependant, à déterminer la vraie qualité qu’on peut leur donner par rapport à un accaparement qui, en toute logique exprime une réaction naturelle au délaissement de la région sur le plan économique et sur celui de la gestion administrative.
Qu’a-t-il était fait pour ces populations nombreuses qui vécurent sur des promesses d’élus qui, en fait, n’engagèrent aucune action ? Djebbar Tayeb est une création des habitants eux-mêmes ! Le village qu’on le veuille ou pas est bien là ! Ses dizaines de maisonnettes, éparpillées un peu partout, ses cafés et épiceries dans les premiers regroupements…Il y fut même construit une école, un CEM et une bâche d’eau pour approvisionner quelques endroits. Ces réalisations officielles prouvent qu’au moins l’existence du village est reconnue par l’administration. Ce qui reviendrait à dire que l’administration a pris le train en marche parce que n’ayant consentie aucun effort pour la création du village.

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