HOUARI BOUMEDIENE,L’INDOMPTABLE « 19 juin 1965-27 Décembre 1978 »

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Par OULHASSI Mohamed
Que resta-t-il comme souvenir de l’homme après sa disparition,à la fleur de l’âge(la quarantaine) pour maladie le 27 Décembre 1978 ? Rien sinon l’aéroportd’Alger et Ain Hassainia à Guelma, sa commune de naissance qui adoptèrent son nom.
L’embarras, c’est qu’en cette époque, son nom commença à disparaitresous la présidence d’un compagnon qui sera le premier à lui succéder, à savoir le Président BENDJEDID. S’étant accroché au pouvoir pendant plus d’une décennie, il n’abandonna celui-ci qu’avec l’échecsubit sous les hordes islamistes du début des années 90.
La suite des évènements n’en sera pas plus avantageuse pour redorer son blason à l’homme. Les catastrophes et autres imprévus dus à la gestion de l’après terrorisme aboutirent tout juste à sauver ce qui peut l’être, soit en l’occurrence la sauvegarde de l’état national.
Mais c’était sous Bouteflika que l’oubli fut total. Le mégalomane ou l’orgueilleux que fut ce dernier, tout au long de son règne, n’en rendit pas une once de gratification à son bienfaiteur que fut BOUMEDIENNE ne serait-ce qu’en le rappelant à la mémoire des gens par la commémoration de la date de sa disparition.
Mohamed Boukherouba,Houari Boumédiène,est né le 23août1932 à Ain Hassainiaprès de Guelmaet est décédé le 27décembre1978 à Alger. Il vint au pouvoir après un coup d’état dit « un réajustement révolutionnaire » le 19 Juin 1965et devient en date du 20juin1965 président du Conseil de la Révolution, jusqu’au 10décembre1976, date à laquelle. Il est président de la République de 1976à 1978.
Boumediene est un militaire qui occupa les postes successifs de chef de l’État-major général de l’Armée de libération nationale de 1959 à 1962, et ministre de la défensedeBen Bella en septembre1962 ainsi que vice-président du Conseil durant la présidence d’Ahmed Ben Bella de mai1963 à juin1965.
Après le réajustement révolutionnaire, Houari Boumédiène devient Président du Conseil de la Révolution.
Sous sa houlette, l’Algérie connait un développement économique important. La population algérienne passe de 10 à 20 millions de personnes entre 1962 et 1982et de population rurale durant la colonisation elle devint urbanisée à 45 % pour la même année Le revenu annuel par habitant dépassa 11000 francs vingt ans après l’indépendance après qu’il fut de 2000 frans avant l’indépendance.
Remarquons également la hausse du taux de scolarisation qui passade 10 % durant la colonisation et entre 75 et 95 % selon les régions dans l’Algérie indépendante aux environs de 1980.
Ce qu’on retient contre Boumediene, c’est le maintien du parti unique, le FLN, et la négligence de l’agriculture par rapport à l’industrie.
Dans l’ouvrage de Paul BALTA « un homme nommé Boumediene » Boumediene disait « je sais qu’un jour, on crachera sur ma tombe, mais on ne crachera pas sur les réalisations » Ses prédictions se sont avérées justes.
Malheureusement les premiers à cracher sur ces réalisations sont le Président Bendjedid qui n’a jamais visité le complexe d’El Hadjar lui préférant l’inspection d’une petite gare des chemins de fer qui lui est contigu .Ceci est resté en travers de la gorge des sidérurgistes du complexe d’El Hadjar
D’autre part n’a-t-il pas disséqué toutes les entreprises nationales spécialisées pour chacune d’entre elles dans un domaine précis (mécanique, électronique,..), les rendant soit disant plus humaines et mieux gérables ?? Ce qui s’est avéré faux puisque tout de suite après, c’est l’hécatombe que connut l’économie algérienne, encore que les devises gagnées grâce à l’exportation du pétrole partent en fumées dans l’achat de produits consommables (mangeables,comestibles…).
Mais quoi dire, cependant, de l’ère Bouteflika et de ses trois premiers ministres que sont Ouyahia, sellal et Bedoui ? Ne dit-on pas que c’est le début de la mise en place de la grande bande (Içaba) ? Mais là n’est que le début de la grande dégringolade vers l’inconnu !!!
L’histoire n’est pas terminée. ce n’est que le début peut-on dire. Ce qui advint à l’Algérie avec Bouteflika et ses compagnons parmi lesquels les trois premiers ministres qu’on vient de nommer restera dans les annales de l’histoire algérienne comme étant les années de sabotage, de désordre et d4humiliation.
Le constat est que la disparition de Boumediene en 1978 est tombée dans l’oubli des dirigeants qui lui ont succédé. Les idées forces qui éclairèrent sa gouvernance n’ont pu lui survivre. Il resta peu de chose.de la philosophie qui le guida dans la construction de l’Algérie. Cependant dans la mémoire du peuple tout lui a survécu.
En cette fin d’année2002, la commémoration de sa mort en ce 27 Décembre est un signe prémonitoire du changement de vision des nouveaux gouvernants du pays. Beaucoup de citoyens commencent à retrouver le courage et à se reconnaitre dans les décisions prises avec l’étranger ou à l’intérieur du pays et qu’on ne tergiverse pas avec les intérêts du pays comme on l’a si bien vécu sous le long règne de la bande (içaba)

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