Causes et conséquences de la mal vie: L’algérie gagne par la bonne gouvernance.

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Par OULHASSI Mohamed

 

Il est certain que le témoignage qui suit peut être généralisé à tous les coins d’Algérie du fait des vérités qui en découlent. Il s’agit d’un reportage qui est passé par une chaine de télévision privée. Tout le monde   se lamente de ses conditions de vie. Les gens interrogés qu’ils soient riches ou pauvres, jeunes ou vieux, hommes ou femmes n’ont qu’une seule idée dans la tête : partir ailleurs.

Cette artiste réputée et mère de famille n’a pas réfléchit un seul instant pour dire que les gens ont raison de vouloir partir. « J’ai trouvé des jeunes qui vivent au banc de la société à l’étranger mais qui préfèrent y rester que de rentrer en Algérie » disait-elle. Il faut poser la question : pourquoi préfèrent-ils vivre dans des conditions difficiles que de vivre chez eux ?

C’est un extrait assez curieux qui est posté sur internet et qui parle de notre pays. Il attire l’attention. Voilà lerésumé du texte« …chez les autres quand tuas du blé (comprendre argent), tu peux jouer au golf, au tennis, aller en boite…te vautrer dans le luxe. Chez nous, y a juste un golf pourri, des boites pourries…Si t’es un barbu, c’est le top car chez nous c’est pire qu’en Iran grâce aux pachtouns qui dirigent le pays. Ces mecs eux ils sont heureux en Algérie »

Il faut, cependant, même si on n’accepte pas ces déclarations en disant que les attentes des gens ne sont toujours pas identiques, reconnaitre qu’une suite d’obstacles constitue de nos jours dans notre pays un goulot qui bloque le développement social, empêche le décollage économique et est la source de la mal vie des algériens. Nous citerons la misère,  le chômage, les clans , la corruption , la crise,  lesdétournements, le terrorisme, le manque d’infrastructure de loisir,les contraintes qui contrecarrent l’épanouissement des jeunes…

L’honnêteté nous dicte de reconnaitre que rien ne va plus. Cette mère de famille, cadre supérieur dans une entreprise nationale dont le mari lui-même exerce la même fonction crie toute sa détresse de ne plus pouvoir joindre les deux bouts. Elle parle même de vouloir quitter le pays si l’occasion s’y présente. Que penser alors de ces jeunes chômeurs qui ne vivent que dans le rêve de partir ?

Sans se rendre compte les gens sont plus pauvres. Parfois c’est en faisant ses commissions qui se réduisent à des peaux de chagrin, parce que de moins en moins fournies, qu’on comprend   la misère dans laquelle on s’enfonce chaque jour que Dieu fait.

Il y a moins d’une année, notre pays jouissait d’une bonne santé financière. C’est sur la rente pétrolière, comme nous le savons tous, que notre économie repose. Les investissements directs étrangers n’ont jamais pu dépasser un niveau qui permet de prétendre à un développement économique acceptable. C’est dire que la prétention de ceux qui ont tablé sur la venue d’investisseurs étrangers n’a jamais dépassé le stade d’attente inassouvie. Les étrangers continuent à commercer en l’état des produits qu’ils fabriquent chez eux, ne rapportant aucun plus à la croissance économique de notre pays.

C’est seulement à partir de ce constat que l’on se met à comprendre vers quelle destinée nous ont amené ceux qui gouvernent. Annaba, capitale de l’acier, l’avait-on appelé, n’est plus que l’ombre d’elle-même. Des dizaines de milliers, pour ne pas dire des centaines de milliers, de travailleurs ont été jetés en pâture dans les griffes du chômage. Quelques miettes leur furent jetées, soit disant des primes au départ volontaire. ASMIDAL et SIDER en furent les premières à connaitre l’expérience : mais également des dizaines d’entreprises du bâtiment, REAL SIDER, PROSIDER, EPBTP, PROCIM, TRAVOSIDER…

Que reste-t-il de ces agents économiques grands pourvoyeursd’emploi ? Rien, semble être la réponse. Seulement, grâce à des cadres honnêtes et de bonne volonté, la machine économique continue à tourner, même si cela ne donne pas satisfaction. Comme dans les années quatre-vingt ou notre pays fut frappé par la grande crise du pétrole, le monde du travail resta debout pour sauver le pays de la faillite. Ali El Kenz, le sociologue algérien ne disait-il pas que dans les mêmes conditions ou travaillait en ce temps le complexe d’El Hadjar, ailleurs dans les pays avancés, les ateliers seraient à l’arrêt !

Il y a quelques années, en dépitd’une bonne santé financière, les gouvernants algériens n’ont rien pu faire de bon pour le lancement  d’une vraie économie fondéeexclusivement sur les efforts de tous pour la création de richesses qui auraient permis un développement tangible   du pays  au lieu de continuer  sur la voie facile qui repose sur la rente pétrolière.  Les promesses de construire une économie basée sur l’agriculture, l’industrie ou le tourisme restèrent lettre morte. Nous espérons quand même que cela changera bientôt avec les nouvelles conditions de gouvernance

  Qu’a –t-il était fait au plan économique en dehors de la seule expérience qui fut lancée dans les années soixante-dixoù des pôles industriels furent érigés un peu partout sur le territoire nationale ? Tous les gouvernants depuis les années quatre-vingt se contentèrent seulement de lancer des promesses et des paroles en l’air en vue de la diversification de l’économie. Promesses qui, bien évidemment, restèrent sans concrétisation. Le pétroleresta la seule voie de sortie des dirigeants pour sauvegarder le pays avec les conséquences qu’on sait à chaque chambardement des prix au niveau international.

Le dernier exemple vécu date de quelques années. Par fanfaronnades le gouvernement Sellal est allé jusqu’à déclarer que l’Algérie n’est pas concernée par la récessionmondiale, ce qui, incontestablement, n’est pas vrai puisque en si peu de temps la dérive est allée en s’alourdissant. Témoin, la loi des finances de l’année 2016. Notre pays qui n’a jamais été fort dans l’art des prévisions économiques va, sans doute, vivre l’un des moments les plus difficiles depuis le recouvrement de notre indépendance. A quoi, donc, est dû la mal vie dans notre beau pays. ?  Le hirak va-t-il introduire une nouvelle vision dans le développement du pays ?Il semble que oui, puisqu’on parle que de plus en plus, on commence à exporter d’autres produits de l’agriculture, de l’industrie…On est arrivé à 04 milliards de dollars, ce qui n’était pas le cas il ya quelques mois ou tout reposait sur le pétrole.

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