Par OULHASSI Mohamed
Les découvertes archéologiques témoignent du rayonnement de la civilisation arabe. Des milliers de pièces arabes du IX, X et XI ème siècle seront retirés du sol des pays nordiques. En fait, le mouvement commercial arabe s’étendit à toute l’Europe qui, comme on l’a vu, était à l’écart du commerce international.
Cette absence de l’Europe de la scène commerciale verra, heureusement, grâce à une petite à une petite puissance qui va être le trait d’union entre l’orient et l’occident. C’est, donc, Venise qui va permettre une nouvelle fois aux produits arabes d’inonder l’Europe. En tout cas, plus que les produits qui sont remportés par bateaux, les marchands remportent aussi des richesses qui ne se monnaient pas.
« Quiconque n’est pas tenu par contrat de rentrer sur un même navire prolonge parfois son absence plusieurs années durant. En tout cas, il n’est pas de marchand vénitien ou ou génois qui ne passe au moins six mois de l’année parmi les arabes, s’initiant du coup à leur mode de vie et à leur civilisation. Aussi lorsqu’il remonte à bord de son navire, ce marchand remporte-t-il vers sa partie plus que la cargaison achetée entre temps plus que le coton de Syrie… »In le soleil d’Allah brille sur l’Occident.
Le commerce reprit son essorà partir 955 après la sécurisation des voies de parcours qui étaient peuplés de bandes magyares et la modification de la situation qui prévalait en Europe parmi laquelle la domination arabe sur la crête était parmi les points les plus importants. Italiens,allemands,vénitiens et génois s’intéressèrent aux échanges avec les arabes et firent de leurs produits un moyen d’échange important dans leurs relations avec les pays qu’ils traversent. Il est évident que chacun de ces pays avait sa propre méthode de travail.
C’est la république de Gênes qui aura les faveurs des clients, son commerce reposait beaucoup plus sur l’initiation des commerçants que sur le monopole d’état. Mais quel que soit les moyens mis en œuvre par les différents pays,, principalement les moyens de transport et les comptoirs qu’ils ouvrent dans le monde arabe(Egypte, Syrie, Afrique du nord…) Ne disait-on pas que la prospérité de l’occident sort des couffins arabes ?
Au plus fort moment des guerres musulmans/chrétiens, le commerce continua entre les deux rives de la méditerranée et bien au-delà « les républiques maritimes italiennes n’en poursuivent pas moins le commerce lucratif avec les arabes, à l’exception des quelques années au cours desquelles le Pontife de Rome de punir tout commerce quel qu’il fut avec les ennemis de la foi…Mais les proclamations apostoliques n’obtiennent guère de résultat. Ne voit-on pas des marins chrétiens s’offrir à tenir des navires de guerre arabe… » (In le soleil d’Allah… »
Les croisades qui durèrent du XI au XIII ème siècle sous la direction de la papauté avaient pour but la reprise du Saint Sépulcre aux musulmans. Celles-ci se terminèrent par un échec. « Et finalement tous s’épuisèrent sans avoir atteints leur but. » fut le constat d’un célèbre homme d’église Remarquer que Saint Sépulcre est un sanctuaire chrétien de Jérusalem élevé à l’endroit où Jésus fut enseveli.
La fin des croisades au XIII ème siècle a vu la plupart des économies européennes très affaiblies voire anéanties. Seule Venise tira son épingle d’une guerre qui dura des centaines d’années.

