UGTA : de force de soutien a l’état a une force de soutien aux travailleurs

Date:

Share post:

Par OULHASSI Mohamed

Le mouvement des travailleurs algériens a connu diverses formes depuis l’indépendance de l’Algérie en 1962.

Il fautrappeler que le mouvement des travailleurs algériens au lendemain d’Octobre 1988, avec ce qu’il avait comme charge émotionnelle ou le ressentiment le disputait à la haine, exprimait en dernier lieu tout ce qui s’est cristallisé dans les milieux de travail pendant les années ou les rapports de travail se distinguaient par les rapports de force.

L’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) est le premier syndicat à avoir vu le jour en Algérie. Considéré très proche du pouvoir algériens, il est le seul syndicat avec qui les autorités dialoguent. Sur le plan international, l’UGTA est affiliée à la Confédération syndicale internationale.

Les relations de travail dans notre pays sont réduites à de simples slogans colportés par un discours politique abreuvé plus par des messages propagandistes que par une réflexion sur les formes d’amélioration des rapports dans le travail.

Il en fut ainsi jusqu’aux bouleversements entrainés par le clash d’Octobre 1988. Il est indéniable que des années durant, la masse des travailleurs a vécu, tout à fait soumise à une législation  qui, dans la pratique lui liait les mains et la rendait, en fait, muette, voire amorphe. On ne pouvait même pas parler de partenaires. C’était l’état qui menait à lui seul la barque. Le syndicat aux ordres était le tambour de résonnance de celui-ci.

Cette situation se traduisait à la base par ce que les rapports de force ont toujours entrainé comme conséquences sur le partenaire le plus faible, à savoir soumission, absence d’initiatives, peur, etc ; mais ceci n’est que la partie visible de l’iceberg.

L’exclusion de la masse des travailleurs de toute participation à la vie de l’entreprise, les relations de travail administrées…, sont des facteurs qui induisent la naissance de ce qui est appelé par les sociologues l’organisation informelle. Contrairement, à l’organisation formelle, représentée par les relations hiérarchisées, schématisées d’une manière générale par les organigrammes ou les postes de travail subalternes  de maitrise ou d’encadrement sont à la perfection tracées, en vue de la réalisation des objectifs de l’entreprise,, l’organisation informelle est basée sur des relations personnelles voire passionnelles.

Son développement négatif ne peut s’arrêter que si elle est prise en charge scientifiquement Il est évident que c’est de l’interaction continue entre les deux organisations (formelle et informelle) que la structure d’un organisme résulte.

L’UGTA est fondée le 24février1956[4] par Aïssat Idir. En 2019, la direction de l’UGTA apporte son soutien à la tenue de l’élection présidentielle du 12 décembre de la même année[, une prise de position qui n’est pas partagée par l’ensemble des adhérents du syndicat[8].

La présidence de Sidi-Saïd entre 1997 et 2019 n’a pas amené d’« avancées majeures pour les travailleurs » selon la journaliste Rania Hamdi. Proche du président Bouteflika, il sert le gouvernement en limitant l’influence de syndicats autonomes plus revendicatifs.        []

La centrale syndicale de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) a appelé à accélérer le passage à une autre étape politique pour relancer l’économie nationale et améliorer les conditions de vie des travailleurs.
Intervenant à l’ouverture d’une conférence régionale des cadres syndicaux dans l’Ouest du pays, le secrétaire général de la centrale syndicale, Salim Labtacha, a mis l’accent sur la nécessité de « passer à une autre phase politique, capable d’organiser les affaires économiques et prendre des décisions audacieuses pour relancer l’économie nationale ».
Il a estimé que « l’activité politique actuelle, marquée par l’instabilité et le manque de clarté, a engendré des problèmes sur le plan économique ». (…) « L’actuel exécutif reste limité en termes de prérogatives et ne dispose pas de possibilités pour prendre en compte les difficultés économiques ayant entraîné une baisse du niveau de vie et du pouvoir d’achat des travailleurs ».
Par ailleurs, Salim Labatcha a appelé à contribuer à la réussite du processus électoral « dans l’intérêt de l’économie, du citoyen et de la sécurité du pays et pour construire une Algérie forte ». Il a également insisté sur le respect des convictions des travailleurs, de leur combat politique et de leur prise de conscience, « ce qui leur permettra de faire le meilleur choix », a-t-il dit.
Le premier responsable de la centrale syndicale a rappelé devant l’assistance que l’UGTA, en vertu des objectifs assignés lors de son congrès de renouvellement, « œuvre en permanence pour relancer la situation sociale, défendre la dignité du travailleur, en améliorant ses revenus, militer jusqu’à la satisfaction de la revendication portant réduction de l’IRG ». Pour le SG de l’UGTA, « la justice sociale passe par une équité dans l’acquittement des impôts ».
Les travailleurs, a-t-il relevé à ce propos, versent plus de 30 % de taxes, dépassant celles versées par les professions libérales. Par ailleurs, Salim Labatcha a mis l’accent sur le rôle du syndicat dans la lutte contre la corruption, par sa présence dans toutes les entreprises, notant que « l’ère de l’impunité est révolue en Algérie et que tout responsable est appelé à rendre des comptes quel que soit son autorité ».

A ce titre et  dans le cadre de l’amélioration de la vie des travailleurs, le secrétaire  général de l’UGTA a fait des propositions intéressantes  Lespropositions du SG de l’UGTA concernent aussi bien la question des retraites que celle du pouvoir d’achat des Algériens.

Avec les augmentations qu’on connut la plupart des produits alimentaires de large consommation, le successeur de Sidi Saïd estime que « le salaire mensuel qui devrait permettre à l’employé algérien de subvenir à ses besoins est de 75 000 dinars (7.5 millions de centimes).

Une façon, selon lui, pour les citoyens, de rattraper la perte de pouvoir d’achat provoquée par l’envolée des prix des produits de large

S’agissant des retraites, le SG  a déclaré: « Nous n’allons pas abandonné la revendication concernant la révision de l’actuelle loi sur la retraite ». Et « nous continuerons à revendiquer le droit à la retraite pour le travailleur ayant exercé 32 ans »

Appelant l’État à cesser de faire des cotisations des salariés une source destinée aux subventions sociales, le SG de l’UGTA a remis en cause les chiffres relayés supposés représenter l’aide du Trésor public à la CNR.

La centrale syndicale de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) a appelé à accélérer le passage à une autre étape politique pour relancer l’économie nationale et améliorer les conditions de vie des travailleurs.
Intervenant à l’ouverture d’une conférence régionale des cadres syndicaux dans l’Ouest du pays, le secrétaire général de la centrale syndicale, Salim Labtacha, a mis l’accent sur la nécessité de « passer à une autre phase politique, capable d’organiser les affaires économiques et prendre des décisions audacieuses pour relancer l’économie nationale ».
Ainsi l’on constate que le syndicat de simple soutien à l’état est devenu une force  de soutien aux travailleurs.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

spot_img

Articles associés

L’élevage bovin en Algérie découle d'une vieille coutume, depuis les Romains. Par Oulhassi Mohamed u’en est-il de la vache algérienne ?                                                                                       C'est...

8 MAI 45 à Sétif, Guelma et Kherrata

Par OULHASSI Mohamed Les carnages et autres boucheries de Sétif, Guelma et Kherrata sont des répressions cruelles lis sont lies aux...

AFRIQUE ; Le candidat algérien est président du parlement africain avec une majorité écrasante de 119 voix Une véritable claque pour les forces de déstabilisation

L’Afrique, une des cinq parties du monde, située de part et d’autre de l’équateur, délimitée à l’est par l’océan...

Rencontre périodique avec la presse : les points abordés par le président Tebboune

Le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune Par OULHASSI Mohamed. Le Président de la République Abdelmadjid Tebboune s’est exprimé dur différents...