Djebaasahocine, médecin
Le phénomène concernant des irrégularités dans des constructions en Algérie est imprégné de sentiments de frustration qui tirent profondément leur racine de l’époque coloniale quand l’oppression a régné pour atteindre des apogées inéditesou la majorité de la population autochtone est contrainte à y vivre dans des ghettos.
Ainsi, une fois l’indépendance du pays est acquise, la famille algérienne traditionnellement nombreuseest dès lors enthousiasmée par la souveraineté recouvrée avec un climat favorable dans la découverte de l’autre et qui a contribué grandement aux nombres de ménage ce quia conduità des habitations defortune qui ont poussé ici et là comme des champignons.
A noter, aussi, le retard de l’état à élaborer les textes de l’opération pour libérer les lots de terrain pour les constructions individuelles à rendre le citoyen comme sur du feu et dès que l’opportunité s’est offerte, il n’a pas ménagé ses efforts qui dans la foulée a commis des irrégularités inévitables en raison également du non accompagnement technique par les autorités locales. Déjà à cette époque l’ignorance de la loil’ignorance de la loi de l’urbanisme et de la culture urbanistique a été totale.
Cette situation s’est empirée davantage par la survenue imprévue d’un facteur majeur et aussi contraignant qui a compliqué la donne qui est la décennie noire qui a plongé les citoyens et responsables dans un désarroi ou chacun doit se débattre et se débrouiller pour loger sa famille afin d’échapper à la violence perpétrée par le terrorisme
Une impuissance absolue s’est emparée des responsables empêchant tout contrôle technique et répartition des habitations
En prenant encore un peu derecul on se rend compte que les irrégularités s’étendent encore plus à cause des normes imposées aux constructions d’une région à une autre.
Ii est nécessaire après des études géologiques et sismiques sérieuses que les constructions en hauteur ne doivent pas être en deçà de quatre étages quand les moyens financiers le permettent. Cette initiative est à encourageret c’est un crime de ne pas le faire parce que la population algérienne n’est répartie que sur 4 % de la surface globale du paysavec une concentration quasi totale dans le nord.
L’état peut se justifier pour avoir apporté des solutions à ces problèmes avec de bonnes intentions dans ce sens que la promulgation de la loi 15-08 relatives aux régularisations. Cette loi reste restrictive par rapport à ce qu’elle parait être vu les interprétations controversées par les différents services d’une région à une autre.
Cela dit,, et pour toutes ces raisons, l’état doit assumer ses responsabilités et faire preuve de tolérance et de sagesse quand c’est possible pour éviter un marasme voire un cahot national.
L’état a toujours disposé et dispose du pouvoir législatif et, dans tous les cas,il aurait étouffé toute irrégularité dans son état embryonnaire concernant les constructions particulaires en créantpar exemple des brigades de contrôle technique permanent dans toutes les localitéset leur faire attribuer des sièges ou les citoyens peuvent venir consulter.
Aussi, il est souhaitable de réviser les décisions hâtives concernant les démolitions et de trouver des solutions appropriées qui existent certainement que d’avoir des regrets et des remords.
Il ne faut pas oublier d’agir toujours en gardant à l’esprit la préservation des terres agricoles.

