Par OULHASSI Mohamed
les hôpitaux étaient supervisés par des médecins chefs qui avaient sous leurs coupes des médecins de toutes spécialités. La gestion administrative incombait à un prince ou _un notable et les soins étaient gratuits Quant à l’enseignement, il se faisait déjàsur le corps humain, ce qui familiarisait les étudiants avec l’exercice de la médecine.
Des expériences de la pratique dans les hôpitaux, sortit une œuvre gigantesque. Errazi, qui est appelé par les occidents Rhases écrivit cet ouvrage qui sera une référence pendant des siècles aux praticiens. On dit que ce fut l’unique ouvrage de la bibliothèque de la faculté de médecine. : « Il y a six cents ans, la faculté de médecine de Paris la plus petite bibliothèque du monde : un seul ouvrage. Et c’était celui d’un arabe. » In le soleil d’Allah….La statue élevée en son honneur,(Errazi) dans l’amphithéâtre de la faculté de médecine témoigne de nos jours, de la grandeur de l’homme et certainement de la reconnaissance des scientifiques français en sa personne.
Errazi était aussi bien réputé en tant que médecin que professeur. II mourut en 925 très pauvre et aveugle. Hébergé par sa sœur, il lui laissa des centaines de livres ( deux cents disent beaucoup de ses adeptes) qui ne sont pas seulement consacrés à la médecine car Errazi écrit aussi dans d’autres spécialités telles que la théologie, la physique, l’astronomie…mais il ne laissa pas uniquement des livres.
Un coffre remplit de feuillets de diagnostic restera pendant des années chez sa sœur. C’est grace à ces feuillets que des médecins arrivèrent après les avoir ordonné à rédiger une œuvre destinée aux praticiens. Mais la grande œuvre, comme on vient de le voir, ne s’arrête pas uniquement à ceci .

