Par Achour OUFELLA.
Dès l’aube du nouveau millénaire déjà,Algérie-poste, s’est distinguée, non sans mérite, par l’émission d’une sériede quatre timbres-poste tirés à 300.000 exemplaires, illustrant des oiseaux protégés (dont le chardonneret) ; une manière d’attirer l’attention sur l’extrême gravité de la situation.
« Quinze millions de chardonnerets seraient ainsi détenus dans les foyers marocains, algériens et tunisiens, provenant presque exclusivement de captures à l’état sauvage. C’est très paradoxal, la population sait que le chardonneret a quasiment disparu de son milieu naturel et que son commerce est interdit. Mais la demande de spécimens sauvages reste très importante », commente Sadek Atoussi, chercheur en écologie à l’université du 8 Mai1945, en Algérie. (Le monde 27 décembre 2021)».
Reste que le trafic d’animaux sauvages est florissant sur toute la planète. Il est des plus lucratifs, après ceux de la drogue, de la contrefaçon et des êtres humains. Des espèces, parfois en voie d’extinction se retrouvent entre des mains ignorant leurs besoins réels, comme des esclaves reproducteurs dans des élevages illégaux. Dans ce contexte, on cite trois exemples d’animaux protégés, entre autres espèces, vivant dans notre pays en notant surtout les mises à prix. (Caracal jeune 1500 euros- Chardonneret élégant de 100 à 500 euros- Singe magot 2.000 euros).
Nous sommes peut-être les dernières générations à pouvoir faire quelque chose avant que l’irréversible ne se produise. Des propos qu’on tient fréquemment dans les milieux spécialisés.

