cet article de n’a pu être publié en son temps. Nous le faisons aujourd’hui, pensons qu’il a gardé toute son importance.
Par OULHASSI Mohamed
Il est indéniable que le meilleur moyen de se souvenir de ceux qui sont tombés au champ d’honneur pour la libération de notre pays est de commémorer à des moments opportuns les dates qui les rappellent à nos souvenirs. Notre pays a connu, à des degrés divers, des évènements inénarrables vu la férocité des actes du colonialisme que la mémoire collective de notre société ne peut modifier.
A la veille du premier Novembre 2015, les autorités de la daïra de Bouchegouf, chef de daïra en tête mais également le président de l’APCE, le secrétaire des moudjahidine, le secrétaire de l’ONEC ainsi que les autorités militaires se sont donnés rendez-vous pour veiller à la bonne tradition de rappeler à tous les sacrifices des martyrs de la guerre d’indépendance. D’abord, il y eut l’animation, trois jours avant la date inéluctable, des principales artères par l’organisation de jeux, le nettoiement des rues,la levée de drapeaux et autres emblèmes nationaux, les compétitions sportives, l’exposition de photos historiques, la projection d’un film sur le transport d’armes dans les frontières tunisiennes, l’organisation de débats sur la révolution…
A minuit, le premier novembre, toutes les autorités civiles et militaires se retrouvèrent à la stèle commémorative de Bouchegoufou il y eut la levée du drapeau national et l’entonnement de l’hymne national.Le nombre de chouhada porté sur la stèle est de trois cent cinquante deux (352) chahid, ce qui représente un chiffre très important pour une région qui a participé corps et âme dans toutes les péripéties de la guerre de libération.
A huit heures trente, un rassemblement de citoyens et de responsables se dirigea du siège de la mairie à la stèle commémorative où l’on déposa une gerbe de fleurs et l’on écouta un discours du secrétaire des moudjahidine. A neuf trente le cortège se dirigea vers la mechta dite « Chichat » du nom d’un colon français qu’on baptisa du nom des Frères Makhloufi.C’est une zone agricole dans laquelle on dénombre quatorze chouhada, tous de la même famille, parmi eux une femme du nom de MabroukaMakhloufiLes trois frères Makhloufi à qui on donna le nom à cette mechta ont pour prénoms Said qui laissa cinq enfants, Ahmed ayant six enfants et, enfin, Belgacem dont la progéniture est de sept enfants.
A dix heures trente, ce fut le tour du domaine agricole qui a appartenu au colon Paul Jousse dit « BOUL » de prendre le nom du ChahidOulhassi Ali, natif de la région de Bouchegouf, né en 1928 et décédé en 1956 et qui laissa trois enfants derrière lui. Paul Jousse est un colon qui fut le maire de Duvivier, l’actuel Bouchegouf, avant la guerre de libération nationale.
Constatons que cet évènement a drainé beaucoup de monde aussi bien à la Mechta « Chichat », aujourd’hui les frères Makhloufi qu’au domaine Paul Jousse dit « BOUL » nouvellement dénommé cité ChahidOulhassi Ali.

