Pollution plastique : danger.

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Par Achour OUFELLA

Après le Kenya (Nairobi, du 4 au 8 septembre 2023) et le Canada (Ottawa 22 au 24 avril 2024), ce sera au tour de la Corée du sud (Busan du 25 novembre au 1er décembre 2024) d’abriter ou plutôt de poursuivre les discussions des spécialistes du climat. Avec en ligne de mire, un premier traité international qui mettrait un terme à la “pollution plastique“ d’ici 2040.
Les membres en présence, auront à mener des réflexions pour parvenir à stopper définitivement aussi bien de la production de plastique que son recyclage dans le cadre d’un agenda précis.
Il faudra un jour tirer le bilan de ce qui a été fait, mal fait ou pas assez fait. Nous n’y somme pas encore. Car des pays, non des moindres, comme l’Inde, l’Arabie saoudite ou la Russie s’y opposent, usant de stratégie d’obstruction.
Une résistance pas aisée à vaincre compte tenu des enjeux de débouchés vitaux pour les puissances pétrolières. Au centre des négociations, toujours dans le cadre des Nations-Unies, il y aura également la question sensible de l’aide financière à allouer aux pays ravagés par la pollution plastique, particulièrement ceux en voie de développement.
Le monde se doit d’engager une bataille contre cette pollution invisible. De nombreuses études révèlent qu’une personne ingère, respire et boit un nombre incalculable de micro-plastiques chaque année. [Par micro-plastiques, on désigne les particules de plastique de moins de cinq millimètres]. On en recense partout : dans le terre, dans l’eau, dans l’air et dans le reste de notre alimentation. Ils sont le fait de la dégradation d’objets plastiques (jouets, sachets à usage unique, pneus, textiles synthétiques…). Ils s’entassent dans la nature et ne sont pas biodégradables.
L’impact de ces particules de plastique sur les êtres humains, pas encore bien cerné par les scientifiques, seraient suspectées comme des perturbateurs endocriniens à l’origine de nombreuses pathologies chroniques.
Selon certaines ONG près de 1.600 conteneurs de granulés plastiques, perdus en mer chaque année, échouent sur les rivages. Des déversements qui font du transport maritime, l’un des principaux acteurs polluants.

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