Jusqu’où ira la haine du makhzen contre l’Algérie ?

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Par OULHASSI Mohamed
Cet article a été basé sur des recherches personnelles sur Internet et quelques travaux liés à une lecture d’ouvrages sur l’Algérie. Bien évidemmentconstaté que les concepts abordés peuvent intéressés le lecteur du fait qu’ils sont très employés dans le contexteque nous vivons.
Nous avons constaté que des termes de notre voisinage proche représentent une généralisation dans leur utilisation sans que celle-ci ; c’est-à-dire la généralisation, ne soit très proche du vocabulaire employé Le terme « makhzen » est dérivé du verbe « khazana » qui signifie « enfermer », « conserver », « thésauriser ». À l’origine, « makhzen » désignait les abris où étaient stockées les denrées de base (blé, orge, etc.) par le pouvoir saadien pour faire face aux grandes famines ou aux catastrophes. Par extension, la population a commencé a assimiler le makhzen aux personnes dépositaires de ces lieux de stockage et aux responsables de la distribution des denrées stockées L’utilisation du terme « makhzen » pour désigner l’appareil étatique
La structure administrative du makhzen est réorganisée sous le sultan saadien Ahmed al-Mansour, qui s’inspire du modèle ottoman Sous les Alaouites, le makhzen repose grandement sur les familles arabo-andalouses ou de l’aristocratie religieuse des grandes villes du Maroc telles que Fès, Rabat, Salé ou Marrakech.
Depuis le recouvrement de l’indépendance et la mise en place d’institutions modernes, l’institution traditionnelle du makhzen a théoriquement cessé d’exister. Cependant l’appellation « makhzen » continue de désigner, dans le langage courant et familier, l’appareil étatique marocain.
Officiellement, le terme « makhzen  est de nos jours réduit à désigner certaines brigades (makhzen administratif, makhzen mobile, makhzen mécanisé, etc.) des Forces auxiliaires, un corps paramilitaire dépendant du ministère de l’Intérieur.
Origine et étymologie Selon l’Encyclopédie de l’Islam[1], le terme « makhzen » est dérivé du verbe « khazana » (خَزَنَ, ḵazana) qui signifie « enfermer », « conserver », « thésauriser ». À l’origine, « makhzen » désignait les abris où étaient stockées les denrées de base (blé, orge, etc.) par le pouvoir saadien pour faire face aux grandes famines ou aux catastrophes. Par extension, la population a commencé a assimiler le makhzen aux personnes dépositaires de ces lieux de stockage et aux responsables de la distribution des denrées stockées. Histoire Ère médiévale et précoloniale L’utilisation du terme « makhzen » pour désigner l’appareil étatique date de l’ère almoravide[2], forme qui perdure sous les dynasties qui leur succèdent. La structure administrative du makhzen est réorganisée sous le sultan saadien Ahmed al-Mansour, qui s’inspire du modèle ottoman[3],[4]. Sous les Alaouites, le makhzen repose grandement sur les familles arabo-andalouses ou de l’aristocratie religieuse (chorfas) des grandes villes du Maroc telles que Fès, Rabat, Salé ou Marrakech. Ère moderne Depuis l’indépendance retrouvée et la mise en place d’institutions modernes, l’institution traditionnelle du makhzen a théoriquement cessé d’exister. Cependant l’appellation « makhzen » continue de désigner, dans le langage courant et familier, l’appareil étatique marocain.
Officiellement, le terme « makhzen » est de nos jours réduit à désigner certaines brigades (makhzen administratif, makhzen mobile, makhzen mécanisé, etc.) des Forces auxiliaires, un corps paramilitaire dépendant du ministère de l’Intérieur.


ALGERIE – MAROC/ Jusqu’où iront les relations algéro-marocaines dans leur hostilité ?

Les relations entre l’Algérie et le Maroc  semblent ne jamais être au beau-fixe. Mais qu’est ce qui fait que ces rapports ont toujours tendance  à éclipser les nobles actions ou démarches qui peuvent améliorer les rapprochements et affinités entre les hommes et entités économiques, culturelles ou sociales ? Rien, sinon que tout ce qui est frappant, c’est que chaque jour que dieu fait l’on constate que le fossé est de plus en plus profond dans la dissociation des deux pays ? Pour monsieur tout le monde, il lui faut beaucoup pour comprendre la signification des questions ou impasses qui séparent les deux pays.
Malheureusement, il n’est pas dit que la haine qui semble présider à la séparation des deux pays a pour source un seul facteur, ce qui démontre le sérieux du problème posé, mais prouve et indique nettement la gravité de la situation. Le différend le plus proche de nous a entrainé la non-participation de l’équipe du Maroc au Championnat d’Afrique des nations de football (CHAN) qui rassemblent  18 équipes comprenant des joueurs évoluant dans un club de leur pays.
Ainsi, conséquemment  au refus des autorités algériennes de l’ouverture de leur espace aérien aux avions marocains, la FRMF déclare que la sélection marocaine U23 n’était pas en mesure de faire le déplacement à Constantine. La fédération marocaine s’obstina à vouloir transporter sa sélection sur un vol direct Casablanca/Constantine avec la Royal Air Maroc, alors que d’autres sélections ont rejoint le pays par la voie d’escales.[]
Suite, donc, à l’inacceptation des algériens,la sélection marocaine n’a pas fait le déplacement en Algérie   et se retira une fois pour toute de ces jeux continentaux. Son objectif est, on ne peut mieux,  le sabotage sachant que derrière toutes ses gesticulations le but est de se venger de la décision d’Alger d’avoir coupé les relations diplomatiques entre les deux pays durant l’été 2021 et également d’avoir décidé de ne plus alimenter ce pays en gaz, ce qui constitue en soi une décision grave  pour l’ approvisionnement du pays en une substance essentielle dans la marche de l’économie sur tous les plans (ménagers, industriels…)Nous relevons, donc, que tout obéit à un enchainement d’actes et de manigances  dans les relations des deux pays ; et aussi loin que puisse aller  notre analyse l’onverra que les catastrophiques rapports ont toujours eupour cause un comportement négatif des marocains.
Il est certain qu’il ne faut jamais oublier le Sahara occidental qui reste la pierre d’achoppement dans les rapportsentre les deux pays. L’Algérie ne peut effacer de sa mémoire que ce problème est une question de décolonisation et qu’en tant que pays ayant soutenu beaucoup de causes de la même nature elle ne peut qu’entretenir des rapports de soutien avec ce pays.
Il est vrai que pour comprendre les rapports entre l’Algérie et le Maroc, il faut aller très loin dans l’histoire. L’on constatera alors que tout n’a jamais baigné dans l’huile. Jetons un coup d’œilsur l’une des plus grandes péripéties qu’avait vécu l’Emir Abdelkader dans son combat contre  les français et à plus forte raison sur son ultime combat contre eux.
Ce qui suit est rapporté par le Colonel  Charles Henry Churchill, un contemporain de l’Emir, qui, dans son livre ayant pour titre (( la vie de l’Emir Abdelkader)) a raconté beaucoup de faits qui lui ont éténarrés par l’Emir lui-même. L’amitié qui lia les deux hommes  est très forte et a été raffermit par le séjour de l’Emir dans la célèbre résidence de cet anglais située sur l’une des pentes du mont Libanà Howara.
Ainsien est-il de la bataille d’Aggueddin, sur la rive gauche de la Moulouya, ou comme il est dit dans les livres d’histoire, comment l’Emir Abd El-Kader a vaincu 50.000 soldats de l’armée de Marrakech avec seulement 2.000 soldats ?En conséquence, il est rapporté par Churchilldans le livre suscité :« …Le 9/12/1847,la Deira était stationnée àAggueddin…Depuis longtemps, le bruit courait que l’armée marocaine s’avançait dans sa direction avec des forces massives. Le 10/12/1847, Abdelkader reçut une information positive ; les deux fils du Sultan Abderrahmane, Moulay Mohamed et Moulay Soliman, n’étaient qu’à trois heures  de marche, à la tête de plus de 50.000 hommes… »
« …Le 11, il réunit autour de lui ses 1200 cavaliers et ses 800 hommesd’infanterie. Après une harangue exaltante, il leur révéla qu’ils devaient cette nuit même le suivre au combat…ils prirent le départ au cœur de la nuit…L’intention d’Abdelkader était de piquer droit sur leur tente et de les faire prisonniers…lorsque le jour pointa, il établit lentement, méthodiquement ses positions sur une colline toute proche, et de là considéra le tableau que lui offrait son adversaire démoli et déconfit. »
Après l’attaque menée avec courage contre son ennemi le Sultan Abderrahmane, Abdelkader sentait qu’il était arrivé à un tournant décisif de son équipée.Il rassembla les hommes  et leur dit : « …si telle est votre opinion, nous avons maintenant trois solutions qui s’offrent à nous-ou retourner à la Deira, et nous préparer, avec elle à faire face à tous ; ou nous chercher à faire face vers le Sahara, auquel cas, les femmes, les enfants, les blessés,   incapables de nous suivre, doivent tomber dans les mains de l’ennemi ; ou, enfin nous soumettre ».
Répondirent alors les hommes ce qui suit : « Nous portons tous témoignage devant Dieu que vous avez fait tout ce qu’il était en ton pouvoir d’accomplir pour sa cause. Et Dieu vous en rendra justice au jour du jugement. »
Alors L’Emir Abdelkader termina son discours par «…la seule question est de savoir si nous devons nous rendre entre les mains des chrétiens, ou entre celles de Moulay Abderrahmane. Sur ce point, à vous d’agir comme vous le jugez bon. Pour moi, j’aimerais mille fois mieux faire confiance à ceux qui se sont battus contre moi, qu’à l’homme qui m’a trahi… »
Ainsi constate-t-on que la première grande trahison de l’Algérie par le Maroc date des premières heures de la colonisation, en Décembre 1847. L’Emir comme on le remarque a préféré se rendre à son ennemi qu’au traitre Marocain, son ennemi le Sultan Abderrahmane ben Hicham. Ce dernier monta une armée de cinquante milles hommes dirigée par ses filsMoulay Mohamed et Moulay Soliman et l’expédia sur l’Emir qui s’étaitretranché chezlui pour prendre du repos et s’organiser pour les combats contre les français. Cependant, rien n’y fit. L’Emir avec ses vingt mille hommes vint à bout des cinquante mille hommes du sultan Abderrahmane ben Hicham.
Nous distinguons, donc, qu’on n’accorda même pas l’hospitalité à l’Emir pendant ce dur séjour de préparation de combat au Maroc contre les français ; bien au contraire le sultan s’apprêtait  à le combattre. Ceci nous rappelle que ce comportement n’est pas loin de ce qui s’est passé il y a très peu de temps ou le sultan Mohamed VI invita en 2022 un ministre Israélien à nos frontières lui laissant toute la latitude de menacer notre pays.
L’histoire nous rappelle que ce qu’endura l’Emir Abdelkader comme traitrise avec les aïeux de Mohamed VI, en l’occurrence le Sultan Abderrahmaneben Hicham s’est répété de nos jours sans aucune honte de la part du Makhzen qui est capable de tous les agissements contre l’Algérie pour arriver à ses fins, à savoir s’accaparer les terres Sahraouis qui, selon les explications des dirigeants algériens ce problème n’a rien à voir avec l’Algérie mais reste unequestion de décolonisation relevant de l’ONU.
Telle est l’histoire de la bataille d’Agueddin, qui a opposé, le 10 décembre 1847 les troupes du Sultan de Marrakech Abderrahmane Ben Hicham sous le commandement de ses deux fils Moulay-Mohammed et Moulay-Soliman face à l’armée de l’Emir d’Abd El-Kader dans le contexte de la conquête de l’Algérie par la France
Fâcheusement l’attitude négative du makhzen avec l’Algérie n’en resta pas là.Il fallait également voir l’époque de la guerre d’Indépendance de l’Algérie. Il semble selon certain moudjahid que les relations étaient plus ou moins bonnes.  On dit que lorsque le Maroc annonce en 1956son indépendance le roi Mohamed V a aidéFLN. Le pays devient même une base arrière pour des combattants algériens qui bénéficient de camps d’entraînement.
Ce n’est qu’après l’indépendance que les choses deviennent de plus en plus sérieuses et que notre pays va subir des attaques en règle par le Maroc. Tout d’abord, éclata en 1963 une guerre dont l’objectif est de s’accaparer Béchar. Ceci est du fait de Hassan II, le père de l’actuel monarque.Rappelons quand même que beaucoup de politiciens marocains lancèrent des hostilités contre notre pays pour la raison qu’une grande surface de leur territoire a été accaparé par notre pays. Heureusement, ils n’auront jamais la chance de les soustraire à l’Algérie parce qu’ils trouvèrent devant eux des hommes fermes ayant combattu pour l’indépendance de l’Algérie et qui allèrent jusqu’à les combattre malgré le peu de moyens qu’ils avaient dans ce qui est appelé la guerre des sables.
L’on remarquera que rien n’arrêtera les hostilités entre les deux pays face aux comportements négatifs des marocains. Le Maroc expropria les algériens de leurs terres en 1973 sans les indemniser.Puis éclata la question du Sahara Occidental dont l’objectif pour le Maroc est l’exploitation du phosphate et les eaux poissonneuses…etc. Le territoire du Sahara fut annexé en 1975 dans le cadre de ce que fut appelée la marche verte.Tout ce qui fut entrepris par l’Algérie pour améliorer les relationsresta sans résultat.Le Maroc tente le tout pour le tout pour arriver à ses desseins. Sa politique est de vouloir, faute de cacher ses objectifs qui sont la colonisation du Sahara, créer un supposé différend avec l’Algérie.Le meilleur exemple à donner est celui du Championnat d’Afrique des nations de football (CHAN). Que cherche le Maroc par sa non-participation à cette fête du sport ?AlorsJusqu’où iront les relations algéro-marocaines dans leur hostilité ?

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La monarchie occupe au Maroc* une place exceptionnelle et originale par les rapports complexes qu’elle entretient avec les divers éléments de sa société. On a coutume, pour caractériser ce système de pouvoir monarchique, d’utiliser le mot de makhzen… L’autorité monarchique repose sur quatre traits essentiels. Le premier, souvent évoqué à travers la personne du commandant des croyants, est sa dimension théologique (le modèle califal, de calife ou khalife, successeur du prophète Mohammed). Le second est l’héritage dynastique du Maroc, marqué par une capacité à réinventer la tradition, dont témoigne la bayâa (cérémonie d’allégeance au roi). Le troisième est le lien quasi domestique, patriarcal, entre le pouvoir et ses sujets. Le dernier, et sans doute le plus subtilement original, est ce savoir-faire politique élaboré par une administration bien avant le protectorat, le makhzen.
Ce terme désignait à l’origine le lieu où était cachées les victuailles communes d’un village ou d’une tribu, ensuite, le développement de l’administration aidant (à partir du XVIIe siècle), il a commencé à désigner le Trésor, puis ceux qui en régissaient l’emploi. Avec le temps, il finit par s’appliquer à l’ensemble du personnel gouvernemental et de l’administration centrale qui secondait le souverain. Dégagé de plus en plus, en raison du caractère de ses fonctions, des influences religieuses, il a représenté pour les Marocains, le seul principe d’autorité. Le rôle des ministres y était tenu par les vizirs, qui n’avaient pas nécessairement des attributions propres, car le pouvoir de décision n’appartenait qu’au sultan qui tranchait en dernier ressort…
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La monarchie occupe au Maroc* une place exceptionnelle et originale par les rapports complexes qu’elle entretient avec les divers éléments de sa société. On a coutume, pour caractériser ce système de pouvoir monarchique, d’utiliser le mot de makhzen… L’autorité monarchique repose sur quatre traits essentiels. Le premier, souvent évoqué à travers la personne du commandant des croyants, est sa dimension théologique (le modèle califal, de calife ou khalife, successeur du prophète Mohammed). Le second est l’héritage dynastique du Maroc, marqué par une capacité à réinventer la tradition, dont témoigne la bayâa (cérémonie d’allégeance au roi). Le troisième est le lien quasi domestique, patriarcal, entre le pouvoir et ses sujets. Le dernier, et sans doute le plus subtilement original, est ce savoir-faire politique élaboré par une administration bien avant le protectorat, le makhzen.
Ce terme désignait à l’origine le lieu où était cachées les victuailles communes d’un village ou d’une tribu, ensuite, le développement de l’administration aidant (à partir du XVIIe siècle), il a commencé à désigner le Trésor, puis ceux qui en régissaient l’emploi. Avec le temps, il finit par s’appliquer à l’ensemble du personnel gouvernemental et de l’administration centrale qui secondait le souverain. Dégagé de plus en plus, en raison du caractère de ses fonctions, des influences religieuses, il a représenté pour les Marocains, le seul principe d’autorité. Le rôle des ministres y était tenu par les vizirs, qui n’avaient pas nécessairement des attributions propres, car le pouvoir de décision n’appartenait qu’au sultan qui tranchait en dernier ressort…La monarchie occupe au Maroc* une place exceptionnelle et originale par les rapports complexes qu’elle entretient avec les divers éléments de sa société. On a coutume, pour caractériser ce système de pouvoir monarchique, d’utiliser le mot de makhzen… L’autorité monarchique repose sur quatre traits essentiels. Le premier, souvent évoqué à travers la personne du commandant des croyants, est sa dimension théologique (le modèle califal, de calife ou khalife, successeur du prophète Mohammed). Le second est l’héritage dynastique du Maroc, marqué par une capacité à réinventer la tradition, dont témoigne la bayâa (cérémonie d’allégeance au roi). Le troisième est le lien quasi domestique, patriarcal, entre le pouvoir et ses sujets. Le dernier, et sans doute le plus subtilement original, est ce savoir-faire politique élaboré par une administration bien avant le protectorat, le makhzen.
Ce terme désignait à l’origine le lieu où était cachées les victuailles communes d’un village ou d’une tribu, ensuite, le développement de l’administration aidant (à partir du XVIIe siècle), il a commencé à désigner le Trésor, puis ceux qui en régissaient l’emploi. Avec le temps, il finit par s’appliquer à l’ensemble du personnel gouvernemental et de l’administration centrale qui secondait le souverain. Dégagé de plus en plus, en raison du caractère de ses fonctions, des influences religieuses, il a représenté pour les Marocains, le seul principe d’autorité. Le rôle des ministres y était tenu par les vizirs, qui n’avaient pas nécessairement des attributions propres, car le pouvoir de décision n’appartenait qu’au sultan qui tranchait en dernier ressort…La monarchie occupe au Maroc* une place exceptionnelle et originale par les rapports complexes qu’elle entretient avec les divers éléments de sa société. On a coutume, pour caractériser ce système de pouvoir monarchique, d’utiliser le mot de makhzen… L’autorité monarchique repose sur quatre traits essentiels. Le premier, souvent évoqué à travers la personne du commandant des croyants, est sa dimension théologique (le modèle califal, de calife ou khalife, successeur du prophète Mohammed). Le second est l’héritage dynastique du Maroc, marqué par une capacité à réinventer la tradition, dont témoigne la bayâa (cérémonie d’allégeance au roi). Le troisième est le lien quasi domestique, patriarcal, entre le pouvoir et ses sujets. Le dernier, et sans doute le plus subtilement original, est ce savoir-faire politique élaboré par une administration bien avant le protectorat, le makhzen.
Ce terme désignait à l’origine le lieu où était cachées les victuailles communes d’un village ou d’une tribu, ensuite, le développement de l’administration aidant (à partir du XVIIe siècle), il a commencé à désigner le Trésor, puis ceux qui en régissaient l’emploi. Avec le temps, il finit par s’appliquer à l’ensemble du personnel gouvernemental et de l’administration centrale qui secondait le souverain. Dégagé de plus en plus, en raison du caractère de ses fonctions, des influences religieuses, il a représenté pour les Marocains, le seul principe d’autorité. Le rôle des ministres y était tenu par les vizirs, qui n’avaient pas nécessairement des attributions propres, car le pouvoir de décision n’appartenait qu’au sultan qui tranchait en dernier ressort…

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