M. Azouz Nasri, Président du Conseil de la Nation, reçoit le Secrétariat national de l’Organisation nationale des enfants de Chouhada.

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Par OULHASSI Mohamed

A quand l’application de la Loi numéro 99-07  du 5 Avril 1999, relative au moudjahid et au chahid ?
Le Président du Conseil de la Nation a affirmé sa considération envers les enfants de martyrs, admettant leur rôle dans la préservation de l’unité nationale. A ce titre, il a adressé un message de reconnaissance aux martyrs héros qui ont sacrifié leurs vies pour l’indépendance de l’Algérie, admettant par la même la prise en charge des enfants de martyrs et la préservation de leurs droits qui constituent un devoir national.
Nasri a, en outre, appelé à renforcer les rangs de la nation et à soutenir les efforts du Président de la République pour élever l’Algérie au rang des Nations développées et préserver la souveraineté et l’indépendance de ses décisions.
                                                                                                                 Soixante ans après l’indépendance, les orphelins de la guerre d’indépendance, qu’on appelle communément les enfants de Chouhada sont toujours au point de départ quant à  leurs revendications.
Enfants, certainement ils l’étaient en 1962 ! En cette date cruciale de l’histoire de notre pays, les compagnons de ceux qui ont donné leur vie pour la patrie, laissant femmes et enfants, étaient là pour envisager selon les moyens permis à cette époque d’aider cette frange de la population. Il y eut, à n’en pas douter, des initiatives dans le but d’aider veuves et orphelins.
Des pensions furent allouées aux familles des martyrs au début de l’indépendance. Pensions  symboliques mais pensions quand même. Figurez-vous : SOIXANTE DOUZE MILLES CENTIMES PAR TRIMESTRE POUR UNE VEUVE ET SES TROIS ENFANTS, soit neuf milles centimes pour un enfant par trimestre et quarante cinq milles centimes par trimestre pour la mère. Ce fut, soit disant, le début de l’aide étatique. Les promesses de prise en charge, il y en a eu ; surtout en ce qui concerne l’enseignement et l’éducation.
Des textes et autres circulaires furent édictées pour apporter,  quelques assistances pour l’emploi. On parla même d’aide au logement. Ce fut l’euphorie, bien évidemment des premières années de l’indépendance qui s’avéra d’aucune suite et, bien après,  vers la fin des années quatre-vingt-dix… En cette dernière période, Il y eut quelques textes dont la loi  n° 91-01 du 8 janvier 1991 relative à la retraite des veuves de chahid  mais également la loi n°99-07 du 5 avril 1999 relative au Moudjahid et au Chahid. Malheureusement le constat est que les lois promulguées ne sont pas exécutées.

Qui est donc responsable de cette situation ? Qui a intérêt à ce qu’on se joue des enfants de ceux qui ont dédié leur vie pour l’amour de la patrie ? Nous constatons, cependant, que les principales lois ont vu le jour vers la fin des années quatre-vingt-dix. Qu’est-il arrivé  pendant toute la période ayant précédé cette dernière? Rien ! En dehors de quelques textes qui ne méritent même pas d’être cités il faut surtout dévoiler  que la loi la plus importante de toutes les initiatives relatives aux fils de chouhada, en l’occurrence la loi n°99-07 du 5 avril 1999, a été une loi mort-née depuis le départ. Où sont les textes d’application qui sont attendues depuis environ vingt ans par une frange de la population de plus en plus vieillissante ?

Pourquoi cette marginalisation qui ne dit pas son nom et qui a intérêt à ce que cette frange de la population soit spoliée de ses droits depuis l’indépendance? Et tout d’abord de son droit d’éducation. Des enquêtes sociales ont démontré son faible niveau scolaire et, par conséquent, la faiblesse de son intégration dans la vie socio-économique.

A ce titre, elle représente, sans aucun doute, une catégorie dans les basses échelles de la société, souffrant, donc, de tous les maux de la pauvreté. Pourtant, qui peut ignorer qu’à travers des décennies des « politicards » ont tout essayé pour exploiter la situation de ces laissés pour compte pour se faufiler à travers les méandres de la politique algérienne. On a bien berné ces victimes pour, soit disant, des avantages qu’ils n’ont jamais eu mais qui, fâcheusement, ont eu des contrecoups négatifs  dans la société.

Si l’on prend l’exemple de l’ex colonisateur, nous constaterons que celui-ci a pris toutes ses dispositions tout juste après la fin de la seconde guerre mondiale où l’on a vu que les veuves et orphelins victimes de la grande guerre furent aidées selon les capacités permises sans recours au  matraquage médiatique ou propagande. Nul n’a voulu tirer bénéfice d’une action pourtant tournée vers ceux qui ont souffert le martyr des évènements qui laissèrent des millions de morts. L’aide a été comprise tout simplement comme assistance sur les plans de l’éducation, de l’emploi ou du logement.

Qu’est ce qui a donc fait que chez nous des énergumènes purent, et à des périodes différentes de l’histoire de notre pays, dénaturer des actions tout à fait naturelles, pour ne pas dire spontanées, en des faits honnis par la population du fait d’une compréhension ayant transcendé la vraie signification de l’aide sociale qui aurait dû  être apportée ?

Ainsi, après des décennies d’oubli, où, en fait, toute aide aurait bien apporté un soutien à l’éducation ou autres attentions, on continue à parler de privilèges dans l’application des lois et, particulièrement de la loi relative au moudjahid et au chahid.  N’est-ce pas là une manière de faire haïr les fils de chouhada par les gens, croyant qu’ils bénéficient d’avantages de l’état algérien, alors que c’est tout à fait le contraire. Quel est le pays qui aurait eu ce comportement envers les fils de ceux qui sont tombés au champ d’honneur pour sauver la patrie ?
Sans rentrer dans d’autres détails, quelle attitude faut-il avoir en cette année 2025, où ceux qui étaient des enfants à l’indépendance, ne purent bénéficier d’une assistance réelle de leur Etat et qu’à l’âge adulte ils continuent d’attendre les textes d’application d’une loi promulguée depuis vingt ans ?

 L’histoire, à n’en pas douter, n’oubliera pas ce déni de justice. Cependant, disons que dans l’Algérie nouvelle, contrairement aux promesses des chefs d’état d’avant  ainsi qu’aux soi-disant représentants des fils de Chouhada (CNEC et ONEC)  qui ne purent rien concrétiser des revendications de leurs adhérents, se chargera d’appliquer ce que les représentants du peuple ont voté comme loi en l’occurrence la Loi numéro 99-07 du 19 Dhou El Hidja 1419 correspondant au 5 Avril 1999 relative au moudjahid et au chahid.
Gageons quand même qu’avec le Président Teboune, la population des enfants de chouhada  percevra ses droits à un Age avanc,.

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