Yalta, 11 février 1945, la paix commence à se dessiner dans le monde. Roosevelt (philatéliste réputé), Staline et Churchill tiennent l’ultime séance de travail dans l’ancienne résidence d’été du tzar Nicolas (Palais de Livadia).Non loin de là, sur le front russe, Rokosvky, le surnommé ‘‘Maréchal de Malenkov’’, contemple sa collection de timbres-poste pour se délasser entre deux batailles.
Parmi les passionnés du timbre-poste, et les illustres personnages, on compte également, des têtes couronnées, comme le roi George V ou encore le roi Farouk, pour les plus connus. La ‘‘passion des rois’’ dit-on, une pratique du nom qu’on donne à ces souverains.
A l’origine, ces vignettes collées aux coins de lettres et prêtes à tous les voyages, ont servi àl’acquittement des taxes de courriers, avant d’être détournées à des fins de collection, d’exposition et de délectation. Elles représentent un patrimoine (appartenant aux adeptes qui s’en réclament), à redécouvrir et à faire revivre. Tout en développant en parallèle, auprès des plus jeunes, ses autres pendants : les blocs, les aérogrammes, les carnets de timbres. L’initiation à ce hobby d’excellence, est d’ailleurs recommandée pour la tranche d’âge située entre neuf et onze ans. Cependant une question émerge: pourquoi ni avant ni après ? Le temps nécessaire à l’accomplissement de nos mômes, celui d’apprendre à lire, à écrire et à compter pour en assurer une meilleurecompréhension et en faire un bonusage. Car passé ce cap, le virus de la philatélie n’opère que très rarement. Conséquence,peu d’arrivants nouveaux pour beaucoup d’abondons : la constance n’est toujours pas au cœur de l’aventure. On peut le regretter.
Sur le tard, certains aiment revenir à ces moments-là, parce qu’ils définissent les personnes qu’ils sont.

