Par Mohamed OULHASSI
Le mois de septembre constitue en soi une date fatidique dans la vie du peuple marocain. Le Maroc vient de connaitre unegrande catastrophe naturelle. La région du Haouz, Marrakech et l’arrière-pays sont affectés.
Le bilan humain s’élève à 3000 morts et il est d’environ 6000 blessés. On parle de 50 000 habitations détruites et des villages sont ravagés…Le tourisme qui a connu une nette augmentation après Covid –on parle d’une augmentation de 90%.– a été durement frappé dans la mesure où c’est la région qui a été touchée par le tremblement de terre qui a été troublée.
On parle des faibles moyens du pays à retirer de sous les décombres les corps des disparus. Des pays comme l’Algérie leur a été refusée toute autorisation pour participer à cette mission humaine. Seuls quatre pays dont l’Espagne et trois autres pays arabes ont pu être désignés pour cetteépreuve.
L’Algérie dont les frontières sont fermées depuis la rupture des relations diplomatiques entre les deux pays n’a pas hésité à les rouvrir dès l’annonce de la catastrophe tout en offrant son aide au peuple marocain qui, d’ailleurs, n’a pas été acceptée
Quelle explication faut-il donner au refus de l’inacceptation de l’aide algérienne ? Rappelons que l’article actuel a été écrit sur la base d’autres écrits que notre journal, le point d’Algérie, a, déjà publié précédemment..
Il faut aller très loin dans l’histoire des deux pays pour comprendre l’’animosité du Maroc envers l’algerie.Cette animosité n’a pas de fin et va toujours dans une direction dont la seule limite est la haine, le ressentiment,la malveillance et la méchanceté…
Il est vrai que pour comprendre les rapports entre l’Algérie et le Maroc, il faut aller très loin dans l’histoire. L’on constatera alors que tout n’a jamais baigné dans l’huile. Jetons un coup d’œil sur l’une des plus grandes péripéties qu’avait vécu l’Emir Abdelkader dans son combat contre les français et à plus forte raison sur son ultime combat contre eux.
Ce qui suit est rapporté par le Colonel Charles Henry Churchill, un contemporain de l’Emir, qui, dans son livre ayant pour titre (( la vie de l’Emir Abdelkader)) a raconté beaucoup de faits qui lui ont été narrés par l’Emir lui-même. L’amitié qui lia les deux hommes est très forte et a été raffermit par le séjour de l’Emir dans la célèbre résidence de cet anglais située sur l’une des pentes du mont Liban à Howara.
Ainsi en est-il de la bataille d’Aggueddin, sur la rive gauche de la Moulouya, ou comme il est dit dans les livres d’histoire, comment l’Emir Abd El-Kader a vaincu 50.000 soldats de l’armée de Marrakech avec seulement 2.000 soldats ?En conséquence, il est rapporté par Churchill dans le livre suscité : « …Le 9/12/1847, la Deira était stationnée à Aggueddin…Depuis longtemps, le bruit courait que l’armée marocaine s’avançait dans sa direction avec des forces massives. Le 10/12/1847, Abdelkader reçut une information positive ; les deux fils du Sultan Abderrahmane, Moulay Mohamed et Moulay Soliman, n’étaient qu’à trois heures de marche, à la tête de plus de 50.000 hommes… »
« …Le 11, il réunit autour de lui ses 1200 cavaliers et ses 800 hommes d’infanterie. Après une harangue exaltante, il leur révéla qu’ils devaient cette nuit même le suivre au combat…ils prirent le départ au cœur de la nuit…L’intention d’Abdelkader était de piquer droit sur leur tente et de les faire prisonniers…lorsque le jour pointa, il établit lentement, méthodiquement ses positions sur une colline toute proche, et de là considéra le tableau que lui offrait son adversaire démoli et déconfit. »
Après l’attaque menée avec courage contre son ennemi le Sultan Abderrahmane, Abdelkader sentait qu’il était arrivé à un tournant décisif de son équipée. Il rassembla les hommes et leur dit : « …si telle est votre opinion, nous avons maintenant trois solutions qui s’offrent à nous -ou retourner à la Deira, et nous préparer, avec elle à faire face à tous ; ou nous chercher à faire face vers le Sahara, auquel cas, les femmes, les enfants, les blessés, incapables de nous suivre, doivent tomber dans les mains de l’ennemi ; ou, enfin nous soumettre ».
Répondirent alors les hommes ce qui suit : « Nous portons tous témoignage devant Dieu que vous avez fait tout ce qu’il était en ton pouvoir d’accomplir pour sa cause. Et Dieu vous en rendra justice au jour du jugement. »
Alors L’Emir Abdelkader termina son discours par «…la seule question est de savoir si nous devons nous rendre entre les mains des chrétiens, ou entre celles de Moulay Abderrahmane. Sur ce point, à vous d’agir comme vous le jugez bon. Pour moi, j’aimerais mille fois mieux faire confiance à ceux qui se sont battus contre moi, qu’à l’homme qui m’a trahi… »
Ainsi constate-t-on que la première grande trahison de l’Algérie par le Maroc date des premières heures de la colonisation, en Décembre 1847. L’Emir comme on le remarque a préféré se rendre à son ennemi qu’au traitre Marocain, son ennemi le Sultan Abderrahmane ben Hicham. Ce dernier monta une armée de cinquante mille hommes dirigée par ses filsMoulay Mohamed et Moulay Soliman et l’expédia sur l’Emir qui s’était retranché chez lui pour prendre du repos et s’organiser pour les combats contre les français. Cependant, rien n’y fit. L’Emir avec ses vingt mille hommes vint à bout des cinquante mille hommes du sultan Abderrahmane ben Hicham.
Nous distinguons, donc, qu’on n’accorda même pas l’hospitalité à l’Emir pendant ce dur séjour de préparation de combat au Maroc contre les français ; bien au contraire le sultan s’apprêtait à le combattre. Ceci nous rappelle que ce comportement n’est pas loin de ce qui s’est passé il y a très peu de temps ou le sultan Mohamed VI invita en 2022 un ministre Israélien à nos frontières lui laissant toute la latitude de menacer notre pays.
L’histoire nous rappelle que ce qu’endura l’Emir Abdelkader comme traitrise avec les aïeux de Mohamed VI, en l’occurrence le Sultan Abderrahmane ben Hicham s’est répété de nos jours sans aucune honte de la part du Makhzen qui est capable de tous les agissements contre l’Algérie pour arriver à ses fins, à savoir s’accaparer les terres Sahraouis qui, selon les explications des dirigeants algériens ce problème n’a rien à voir avec l’Algérie mais reste une question de décolonisation relevant de l’ONU.
Telle est l’histoire de la bataille d’Agueddin, qui a opposé, le 10 décembre 1847 les troupes du Sultan de Marrakech Abderrahmane Ben Hicham sous le commandement de ses deux fils Moulay-Mohammed et Moulay-Soliman face à l’armée de l’Emir d’Abd El-Kader dans le contexte de la conquête de l’Algérie par la France
Malencontreusement l’attitude négative du makhzen n’en resta pas là.Il fallait voir l’époque de la guerre d’Indépendance de l’Algérie. Il semble selon certain moudjahid que les relations étaient plus ou moins bonnes. On dit que lorsque le Maroc annonce en 1956 son indépendance le roi Mohamed V a aidé le FLN. Le pays devient même une base arrière pour des combattants algériens qui bénéficient de camps d’entraînement.
Nous distinguons, donc, qu’on n’accorda même pas l’hospitalité à l’Emir pendant ce dur séjour de préparation de combat au Maroc contre les français ; bien au contraire le sultan s’apprêtait à le combattre. Ceci nous rappelle que ce comportement n’est pas loin de ce qui s’est passé il y a très peu de temps ou le sultan Mohamed VI invita en 2022 un ministre Israélien à nos frontières lui laissant toute la latitude de menacer notre pays.
L’histoire nous rappelle que ce qu’endura l’Emir Abdelkader comme traitrise avec les aïeux de Mohamed VI, en l’occurrence le Sultan Abderrahmane ben Hicham s’est répété de nos jours sans aucune honte de la part du Makhzen qui est capable de tous les agissements contre l’Algérie pour arriver à ses fins, à savoir s’accaparer les terres Sahraouis qui, selon les explications des dirigeants algériens ce problème n’a rien à voir avec l’Algérie mais reste une question de décolonisation relevant de l’ONU.
Telle est l’histoire de la bataille d’Agueddin, qui a opposé, le 10 décembre 1847 les troupes du Sultan de Marrakech Abderrahmane Ben Hicham sous le commandement de ses deux fils Moulay-Mohammed et Moulay-Soliman face à l’armée de l’Emir d’Abd El-Kader dans le contexte de la conquête de l’Algérie par la France
N’oublions pas le détournement de l’avion du FLN ayant eu lieu le 22 octobre 1956 qui est un acte de piraterie aérienne de la guerre d’Algérie,au cours duquel l’armée française capture un avion de la compagnie Air Atlas-Air Maroc dans lequel cinq dirigeants du Front de libération nationale (FLN) se trouvaient, à savoir Ben bella et consorts.
C’est Moulay Hassen, alias Hassen II qui a été compromis dans cet acte de piraterie avec les français et les renseignements coloniaux.
Ce n’est qu’après l’indépendance que les choses deviennent de plus en plus sérieuses et que notre pays va subir des attaques en règle par le Maroc. Tout d’abord, éclata en 1963 une guerre dont l’objectif est de s’accaparer Béchar. Ceci est du fait de Hassan II, le père de l’actuel monarque.
Rappelons quand même que beaucoup de politiciens marocains lancèrent des hostilités contre notre pays pour la raison qu’une grande surface de leur territoire a été accaparé par notre pays. Heureusement, ils n’auront jamais la chance de les soustraire à l’Algérie parce qu’ils trouvèrent devant eux des hommes fermes ayant combattu pour l’indépendance de l’Algérie et qui allèrent jusqu’à les combattre malgré le peu de moyens qu’ils avaient dans ce qui est appelé la guerre des sables.
L’on remarquera que rien n’arrêtera les hostilités entre les deux pays face aux comportements négatifs des marocains. Le Maroc expropria les algériens de leurs terres en 1973 sans les indemniser. Puis éclata la question du Sahara Occidental dont l’objectif pour le Maroc est l’exploitation du phosphate et les eaux poissonneuses…etc. Le territoire du Sahara fut annexé en 1975 dans le cadre de ce que fut appelée la marche verte.
Tout ce qui fut entrepris par l’Algérie pour améliorer les relations resta sans résultat. Le Maroc tente le tout pour le tout pour arriver à ses desseins. Sa politique est de vouloir, faute de cacher ses objectifs qui sont la colonisation du Sahara, créer un supposé différend avec l’Algérie.
Le meilleur exemple à donner est celui du Championnat d’Afrique des nations de football (CHAN). Que cherche le Maroc par sa non-participation à cette fête du sport ? Alors que signifie la déclaration analysée par le nouvel Afrique Asie dans un dossier où il est dit qu’il estime « que l’intérêt national (marocain) passe par la déstabilisation de l’Algérie »
Pour finir cet article, la question à poser est, est –ce que ————————– l’Algérie pourrait-elle avoir des relations normales avec le Makhzen ?

