Guetmi bachir-Architecte
Quand on se trouve plonger dans les ténèbres de la vieillesse, on doit quotidiennement marcher quelques kilomètres afin de huiler la mécanique humaine. Heureusement que le croyant trouve refuge dans la grâce de Dieu.
Passant par hasard devant le passage a niveau gardé de la voie ferrée déclassée reliant Guelma à Bouchégouf et le reste du réseau national, je fus attiré par deux écriteaux sur les façades de la cabane de garde. Celui du sud mentionne qu’elle est la propriété de la SNTF et celui de l’est indique la possibilité de rénover la bâtisse.
Peut-on penser que les autorités ont pris la décision de faire revivre ce tronçon de voie ? Plusieurs raisons portent à croire que c’est possible surtout du point de vue économique, car ce chemin dessert trois importantes usines. Ceci rentre dans le cadre de l’initiative prise par les autorités de rénover l’usine de motocycle de Guelma afin de produire des articles plus modernes et utiles, car des contacts sont en court avec l’université de Guelma par les responsables de la société afin de charger le laboratoire de mécanique des structures (L.M.S.) de proposer des produits plus innovants et compétitifs.
Cette initiative si elle se concrétise est beaucoup plus bénéfique pour l’université et changerait la mentalité de ne voir le rôle de cette institution que de produire des diplômés sans horizon. Il est obligatoire a toute université voulant faire progresser le niveau pédagogique d’introduire dans son enseignement l’expérimentation afin de stimuler les étudiants à s’intéresser et étudier. Je souhaite que cette initiative se concrétise ainsi que cette de la voie ferrée. Cette vision intégrant l’université, aux moyens de production (usines), en renforçant les infrastructures est un moyen de garantir le développement par innovation.
Je reste très optimiste à cette rénovation, d’abord par nostalgie, car le train de Guelma était le seul moyen de transport pour les élevés internes du lycée de Mahmoud Ben Mahmoud venant des régions de Bouchegouf Souk-Ahras Ouenza et Tébessa. Sans cette ligne beaucoup d’élèves n’auraient pas pus terminer leurs études secondaires.
. Du point de vue économique ce tronçon qui relie le réseau national, traverse les trois uniques usines de Guelma en cour de revalorisation et passe a proximité de l’usine de levure de Bouchegouf. Cet optimisme s’appuie sur l’existence du pont aérien réalisé au temps de Chadli à l’entrée est de Boumahra sur la route nationale menant a Souk-Ahras, dans le cadre de la mise en service l’ancien chemin de fer reliant Constantine saboté par la noble révolution. Cette voie peut servir comme transport semi-urbain pour certaines agglomérations de la vallée fertile de Guelma.

