Par OULHASSI Mohamed
Il est des scènes qui expriment mieux que les meilleures analyses ou discours l’état d’indifférence, de la mauvaise gestion ou, simplement, le manque de moyens dont souffrent des institutions chargées de préserver ou de prémunir le citoyen contre des situations nuisibles à sa santé voire à son bien-être.
Il n’est pas dans notre intention de délivrer de bons ou mauvais points, ce qui n’est pas du tout notre rôle. De même que notre but n’est pas de déterminer les causes d’une situation alarmante à tous les points de vue et, spécialement sur le plan de l’hygiène. Des hommes payés pour cela auront, certainement, à rendre compte d’une gestion qu’ils sont les premiers à avoir initié..
Qu’est ce qui exprime le mieux l’état de sous-développement d’un pays ? Quelles sont les indicateurs surlesquels les spécialistes du monde entierse basent pourjuger de la force organisationnelle ou si l’on veut de l’état d’un pays ? Naturellement, en dehors des célèbres paramètres économiques (PNB…) qu’il faut chercher dans des documents statistiques, il n’y a pas mieux que les visites traditionnelles dans les coins et recoins de la cité qui donnent, on ne peut mieux, l’image exacte de ce qu’est réellement la région visitée.
Jamais, il ne serait venu à l’idée de quiconque qu’un jour un vaste terrain nu accueillera un dépotoir. Sans rentrer dans les secrets des décideurs, n’importe qui aurait parié par exemple sur son utilisation comme assiette d’implantation d’une cité d’habitation ou d’une administration. Les dépôts d’ordurejonchent certains coins et recoins, ce qui donne une impression triste de ce qui représente une ville connue pour être ce que disent la majorité des algériens, à savoir une belle ville !
Hormis le centre-ville, précisément le cours de la révolution et quelques quartiers adjacents, il faut dire que les problèmes d’hygiène dans lesquelles la ville vit n’est pas aussi simple. Les locataires, mëme ceux des derniers étages ne trouvent pas mieux que de jeter les ordures de leurs balcons (Bien évidement, ce n’est pas la règle.). Il faut préciser que la situation de la cité sur ce plan encourage à fair plus que cela.
Quelle serait l’utilité de la sensibilisation des gens si le ramassage ne se fait pas régulièrement et que la cité présente un visage apocalyptique avec stagnation des eaux pendant la saison des pluies !nous dit ce vieil infirmier exerçant chez un psychiatre qui regarde avec tristesse le quartier dans lequel il a toujoursvécu.
Pour les Annabis, le problème de l’hygiène semble plus important que celui de la cherté. Un citoyen m’a dit si jamais, au vu de ce qui est vécu on n’arrivera à mettre fin à cette lèpresi tous les moyens aussi bien législatifs, humains que matérielne sont pas misavec force exécution. Du dépotoir và ciel ouvertde la cité ‘’cimetière des juifs aux dizaines de pochesà détritus, Annaba semble se prélasser dans la saleté. Beaucoup de personnes mettent le problème sur le dos du citoyen qui ne brille pas par son civisme et le respect d’autrui. Mais, avant de choisir la voie de la facilité pour l’explication des problèmes qu’a-t-il été fait pour dissuader le citoyen ? Sous d’autres cieux ou le droit règne en maitre, des contraventions ont été instituées à l’encontre de toute personne surprise en train de cracher ou, faire d’autres gestes qui incitent à la malpropreté

