Par OULHASSI Mohamed
L’astronomie, les mathématiques mais également le commerce internationale connurent leur plein épanouissement grâce aux arabes. Ce qui est reconnu par tous Mais ce qui reste méconnu, ce sont leurs efforts déployés dans la maitrise de la mécanique et celle des airs. Ainsi, en ce qui concerne la mécanique, l’irrigation des terres agricoles a pu être réalisée grâce à l’utilisation de tout un attirail d’outillage tel que godets et pompes.
Même chose pour la maitrise des airs ou des essais de vols sont effectués par le médecin Ibn Fimas en 880.
Mais l’apport de la civilisation arabo-musulmane ne s’arrêta pas là ! Plus que dans les autres spécialités qui se virent développer ou amplement inventer, une branche se vit attirer toutes les foudres de par sa spécificité et des croyances qui existaient alors. C’était la médecine. Les remèdes prescrits par l’homme étaient honnis par l’église. L’aversion pour la médecine était laisée aux bons soins des médecins prêtres ou l’exorcisme. C’est dans cette atmosphère de mépris et surtout d’incrédibilité quant à la capacité de cette science à apaiser les douleurs humaines que le génie des scientifiques pu se faire une place.
Une place dans le monde occidental évidemment ! Car au moment où soigner le malade était presque un pécher dans les pays chrétiens, la médecine en pays d’Islam a déjà atteint le stade de service public ! Au Xème siècle, Cordoue comptait des dizaines d’hôpitaux. Baghdâd était renommée pour la qualité de ses professeurs et c’est Ar Rasi lui-même qui est chargé par le sultan Adoud de choisir un emplacement pour un nouvel hôpital dans la ville de Baghdâd. Au Caire Salah Eddine transforma un de ses palais en hôpital.
Et par-dessus tout, les plus grands soins sont donnés à la construction de ces institutions. On raconte que les repas appétissants qu’on donnait aux malades poussaient ces derniers à cacher leur guérison afin de pouvoir en profiter encore.
« …il rentra dans l’hôpital en gémissant ‘ il s’agit d’un gentil homme persan excité par le parfum d’un poulet rôti) Le médecin de service l’examina longuement quoiqu’en vain, jusqu’enfin certaines questions ambiguës posées par le patient lui ouvrirent les yeux sur les espoirs du gourmet et sur la véritable racine de son mal. Le médecin en blouse blanche ne laissa toutefois rien paraitre de sa découverte. Il installa son « malade » dans le service des maladies internes et lui prescrivit deux fois par jour pates feuilletées au miel, foie de volailles, chapon compote, sorbet et autres sortes de friandise…)

